Malgré les critiques, l'Appli SAIP d'alerte de la population en cas d'attentat sera maintenue et même élargie aux alertes inondations, cyclones ou incendies, dès septembre.

seuls 900 000 Français ont téléchargé et mis en service l'appli
seuls 900 000 Français ont téléchargé et mis en service l'appli © Radio France / ve

Le sénateur LR Jean-Pierre Vogel a publié lundi son rapport, très critique, sur l'application alerte attentat du ministère de l'Intérieur lancée, après les attaques djihadistes de novembre 2015. Une application que l'on peut télécharger sur son smartphone, mais qui n'a été mise en fonction que par 900 000 usagers, alors que le seuil d'efficacité est estimé à 5 millions. L'application a de plus connu des bugs, comme lors de l'attentat de Nice.

Le sénateur s'interroge donc sur la poursuite d'un tel système, quand Twitter et Facebook sont plus efficaces en nombre d'abonnés prévenus.

Le rapport recommande aussi de renoncer au système d'alerte par sirènes, qui engloutit plusieurs dizaine de millions d'euros pour sa modernisation, et préconise, comme aux Etats-Unis, l'envoi massif de SMS dans une zones frappée par une catastrophe.

Ajouter d'autres "risques" pour rendre l'appli plus utile

Place Beauvau, le rapport du sénateur Vogel n'a pas surpris au vu des failles et des limites de l'application SAIP, mais à la différence du parlementaire, les responsables de ce dossier à la sécurité civile défendent toujours son concept. A tel point, selon nos informations, qu'une mise à jour est prévue fin septembre et qu'elle concernera d'autres risques majeurs comme des inondations ou les cyclones dans certains départements d'Outre-mer.

Des tests concluants ont eu lieu l'année dernière dans le Vaucluse et les Pyrénées orientales et le ministère de l'Intérieur espère cette fois convaincre les usagers de télécharger l'application SAIP, revue et corrigée

Le ministère tient pour l'instant également beaucoup à la modernisation - pourtant très coûteuse - des vieilles sirènes sur le toit des mairies, au moins dans les zones à risque chimique, nucléaire, sismiques ou d'inondations extrêmes comme dans les Cévennes.

Ce qui n'exclue pas un futur système d'alerte par SMS, désormais techniquement faisable, mais la discussion avec les opérateurs devrait se faire à l'échelle européenne

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