Areva va finalement bénéficier d'un prêt pour boucler son budget.
Areva va finalement bénéficier d'un prêt pour boucler son budget. © MaxPPP

L'ancienne présidente d'Areva est soupçonnée de présentation et publication de comptes inexacts et diffusion de fausses informations, dans le cadre de l'enquête sur la valorisation de la société minière Uramin, un désastre financier pour le géant du nucléaire.

Deux chefs de mise en examen pour celle que l'on surnomme "Atomic Anne". Publication de comptes inexacts et diffusion de fausses informations (le pendant boursier du premier délit). Pour un troisième chef, celui d'abus de pouvoir, Anne Lauvergeon est placée pour le moment sous le statut de témoin assisté.

► ► ► ALLER PLUS LOIN | Le contexte de cette mise en examen

Tout ça intervient dans l'enquête sur le rachat par Areva d'Uramin, société minière canadienne acquise en 2007. Elle possédait des gisements d'uranium en Afrique du Sud, en Namibie et en Centrafrique, des mines qui se sont révélées beaucoup moins riches que prévu et surtout très difficiles à exploiter.

Un gouffre financier pour Areva, qui avait déboursé 1,8 milliards d'euros pour racheter Uramin. Une première information judiciaire concerne des soupçons de corruption ou d'escroquerie derrière ce rachat douteux. La deuxième, celle pour laquelle Anne Lauvergeon est doublement mise en examen, concerne la manière dont elle aurait tenté de maquiller les pertes colossales dans les comptes d'Areva, en surestimant la valeur d'Uramin.

C'était au moment où "Atomic Anne" était en campagne pour un troisième mandat à la tête d'Areva. Le désastre Uramin faisait clairement tâche dans son bilan.

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