des mesures en préparation contre les apprentis djihadistes
des mesures en préparation contre les apprentis djihadistes © reuters

Les deux adolescents toulousains de 15 ans et 16 ans, récupérés en Turquie après avoir eu l'intention d'aller combattre en Syrie, ont été mis en examen vendredi pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Ils ont été laissés en liberté sous contrôle judiciaire.

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Yassine Bouzrou, l'avocat d'un des deux jeunes, a demandé la remise en liberté de son client. Il a déclaré sur BFM TV:

Le voyage en Syrie n'est pas interdit par la loi. Il est inadmissible de le maintenir dans les locaux du palais de justice dans la mesure où il n'a rien fait de répréhensible.

Les deux adolescents de 15 et 16 ans, placés en garde à vue à Toulouse mercredi, avait été transférés jeudi dans les locaux de la Direction générale de la sécurité extérieure (DCRI), près de Paris, pour y être interrogés. Les enquêteurs se sont efforcés d'en savoir plus sur leurs motivations et les appuis éventuels dont ils ont bénéficié pour financer leur voyage.

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Les policiers vont tenter de comprendre comment les lycéens en sont venus à vouloir se porter "candidats au djihad" et d'identifier une éventuelle filière. Manuel Valls a annoncé jeudi qu'il présenterait des mesures, notamment la mise en place d'un service d'alerte pour les familles, afin de faire face au phénomène des départs de jeunes Français vers la Syrie pour y combattre Bachar al Assad.

Le ministre de l'Intérieur a précisé devant les députés français qu'il préparait avec les services de renseignement "un certain nombre de propositions" qu'il présenterait prochainement au président de la République.

Il faut qu'il y ait une prise de conscience des familles, un éveil de ces familles, face à des phénomènes qu'on peut détecter. Il nous faudra mettre des dispositifs qui permettent à ces familles, en impliquant également les élus locaux et les maires, d'alerter nos services.

Manuel Valls a rappelé que 2.000 à 3.000 Européens étaient concernés par ces filières et "autour de 600 à 700 Français ou résidents en France, dont 250 sont aujourd'hui sans doute en Syrie et 21 sont déjà morts sur place."

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