Palais de justice de Melun
Palais de justice de Melun © CC Gérard d'Alboy

C'est le nom de cette fillette d'un an et demi, retrouvée enterrée dans un bois de Seine-et-Marne, en lisière de la forêt de Fontainebleau. Les parents, tous deux renvoyés devant les assises, s'accusent mutuellement de la mort de l'enfant.

C'est le procès d'une histoire tragique qui s'ouvre aujourd'hui à Melun. Celui des parents de la petite Inaya, dont le corps a été retrouvé en janvier 2013. Personne n'avait revu la fillette depuis plus d'un an. Les parents de la petite fille sont renvoyés devant les assises pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Chacun accuse l'autre d'être responsable de la mort de l'enfant, suite à de nombreux coups. C'est ensemble en revanche qu'ils ont enterré le corps puis dissimulé pendant plus d'un an la mort de leur petite fille.

Ce procès, ce sera à nouveau, aussi, celui des dysfonctionnements de l'aide sociale à l'enfance , après les affaires Marina ou Bastien. La famille était là aussi suivie par les services sociaux. Inaya et son frère aîné avaient même été placés pendant plus d'un an en famille d'accueil, avant d'être rendus à leurs parents. La fillette est morte quelques mois après.

Les associations mobilisées

Le couple était suivi dès la naissance de leur fils ainé, en 2008. En 2010, le père avait été condamné pour des violences sur son fils. Le garçon est alors confié alors à une famille d'accueil, avec sa petite soeur Inaya, âgée de quelques mois. Un an plus tard les enfants reviennent chez leurs parents, sur décision du juge des enfants qui estime que la situation s'est stabilisée.

Un aveuglement que dénonce notamment Me Vanina Padovani, l'avocate de l'association L'Enfant Bleu, partie civile au procès

Comme après la mort de Marina, puis de Bastien, les associations de protection de l'enfance espèrent que ce procès aidera à changer les mentalités, et à faire écrire dans la loi la primauté de l'intérêt de l'enfant, avant celui de sa famille. Le procès se tient aux assises de Melun jusqu'au 6 novembre.

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