Une femme a déposé plainte mardi contre le ministre de l'Action et des comptes publics pour abus de faiblesse. Toujours ce mardi, face à la presse, Emmanuel Macron a mis en garde contre "la République du soupçon". Matignon réaffirme son soutien au ministre.

Gérald Darmanin est accusé d'abus de faiblesse à l'époque où il était maire de Tourcoing entre 2014 et 2017.
Gérald Darmanin est accusé d'abus de faiblesse à l'époque où il était maire de Tourcoing entre 2014 et 2017. © AFP / THIERRY THOREL

Après une première enquête qui le vise dans une affaire de viol, Gérald Darmanin est cette fois-ci accusé d'abus de faiblesse. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris, selon une information révélée par le journal Le Point, et confirmée par une source judiciaire . Une femme a déposé plainte mardi, et elle a d'ores et déjà été entendue par la police. 

Cette habitante de Tourcoing, dont Gérald Darmanin a été le maire entre 2014 et 2017, a expliqué aux autorités qu'elle occupait un logement insalubre, et qu'elle souhaitait que la mairie l'aide à trouver un autre lieu de résidence. Gérald Darmanin lui aurait alors fait des avances à caractère sexuel au cours des années 2015 et 2016.

Deux plaintes et des soutiens multiples

Le ministre de l'Action et des comptes publics est également visé par une enquête pour viol, ouverte le 22 janvier dernier. Gérald Darmanin est accusé par une femme de 46 ans de viol. De son côté, le ministre conteste catégoriquement ces accusations. 

Cette femme, Sophie Patterson Spatz, affirme qu'il lui aurait promis son appui politique en échange de faveurs sexuelles. D'après le quotidien le Monde, elle s'est adressée à lui afin d'obtenir son aide dans une affaire judiciaire. Gérald Darmanin était alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP, le parti politique dont il était membre à l'époque.

"J'ai entendu qu'on avait reçu une lettre de dénonciation calomnieuse. C'était un homme qui m’accusait d'abus de faiblesse, d'abus de pouvoir voire de viol", avait t-il expliqué lui-même à nos confrères de France Info le 15 janvier. Il évoquait alors des "moments difficiles".

De son côté, Édouard Philippe a tenu à rappeler au sujet de cette affaire qu'il fallait respecter "la parole du plaignant" comme "la présomption d'innocence". À l'époque de ces révélations, le Premier ministre avait assuré "toute sa confiance" à son ministre. Les députés de son camp l'avaient longuement applaudi le 30 janvier dernier, une standing ovation que beaucoup avaient interprété comme un soutien au ministre mis en cause.

Mardi lors d'une rencontre avec la presse, le président de la République a pour sa part assumé le maintien de son ministre au sein du gouvernent et mis en garde contre un excès des contre-pouvoirs et une "République du soupçon".

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