Eric Breteau et Emilie Lelouch, lors de leur procès au Tchad en 2007
Eric Breteau et Emilie Lelouch, lors de leur procès au Tchad en 2007 © Maxppp / MATHIEU DE MARTIGNAC

Le fondateur de l'Arche de Zoé, Eric Breteau et sa compagne, Emilie Lelouch, ont obtenu ce matin leur libération sous contrôle judiciaire en attendant leur procès en appel. Ils avaient tenté d'exfiltrer 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour en 2007.

Le 12 février dernier, Eric Breteau et Emilie Lelouch avaient été condamnés par le tribunal correctionnel de Paris à trois ans de prison, dont un avec sursis pour escroquerie, exercice illicite de l'activité d'intermédiaire à l'adoption et tentative d'aide à l'entrée ou au séjour de mineurs en situation irrégulière.

Procès en appel en novembre

Devant la cour d'appel de Paris vendredi dernier, Eric Breteau, 42 ans, et Emilie Lelouch, 37 ans, ont expliqué qu'ils voulaient préparer leur défense afin de démontrer leur "innocence ".

Ils justifient tous deux d'une promesse d'embauche et d'une attestation d'hébergement dans la région de La Rochelle.

Leur avocate, Me Céline Lorenzon, l’affirme : ils n'ont "à aucun moment " voulu "fuir la justice française ". Eric Breteau et Emilie Lelouch étaient absents lors du procès en première instance, se présentant uniquement pour le délibéré.

Prochaine étape : un passage par la maison d'arrêt de Fresnes pour la levée d'écrou, puis le couple comparaîtra devant la cour d'appel du 20 au 29 novembre avec le logisticien Alain Péligat, condamné en première instance à six mois de prison avec sursis.

Pas d’appel pour trois autres prévenus

Trois autres prévenus, condamnés en première instance à des peines de six mois de prison avec sursis à un an de prison avec sursis, n'ont quant à eux pas fait appel.

Eric Breteau et Emilie Lelouch avaient été condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement d'enfants. La peine avait été commuée en années de prison en France, avant que le président tchadien ne prononce une grâce en leur faveur.

Selon plusieurs ONG, les enfants que l'association avait voulu emmener en France étaient en fait pour la plupart originaires du Tchad et avaient au moins un parent en vie.

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