Anne Lauvergeon a rendez-vous ce vendredi avec le juge financier Renaud Van Ruymbeke qui l'a convoquée pour une possible mise en examen. L'enquête porte sur la sincérité des compte

Areva : Anne lauvergeon devant le juge.
Areva : Anne lauvergeon devant le juge. © MaxPPP

Il s’agit de déterminer si l'ancienne présidente a masqué le gouffre financier lié au rachat des gisements d'Uramin dans l'espoir d'être reconduite à la tête du géant français du nucléaire.

Des mines d'uranium en Afrique

En 2007, Areva rachète pour deux milliards d'euros des mines d'uranium en Afrique. Les gisements d'Uramin se révèlent vite inexploitables, ce dont se doutaient les propres géologues d'Areva qui n'ont pas été écoutés.

Pourquoi un tel aveuglement ? C'est l'objet d'une autre enquête. Ce vendredi, Anne Lauvergeon va devoir s'expliquer sur les informations financières données dans les années suivantes. En 2008 et 2009, la direction des mines commence à lancer des alertes en interne sur le fait que les gisements ne valent pas le prix affiché.

Fuite en avant

Areva se lance pourtant dans une sorte de fuite en avant, avec des investissements couteux sur certains gisements.

En 2010, la direction des mines revient à la charge. Elle veut annoncer une lourde dépréciation et reconnaitre que les mines ne valent rien.

Areva déjà en pleine tempête

Mauvais timing ? Areva est déjà en pleine tempête entre le chantier finlandais de l'EPR, les conséquences de Fukushima et les tensions avec EDF. Par ailleurs, Anne Lauvergeon brigue un troisième mandat. Jusqu’à son départ, les dépréciations seront limitées. L'ancienne présidente souligne à chaque fois que la décision a été prise de manière collégiale et sous le contrôle de commissaires aux comptes.

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