Intime conviction
Intime conviction © Maha Productions

Si vous avez suivi la webfiction d'Arte Intime Conviction, vous serez peut-être déçu de ne jamais en connaître le dénouemement. Ceci, parce que dans la vraie vie, Jean-Louis Muller, dont l'affaire a très largement inspiré le projet d'Arte, vient de remporter le conflit judiciaire qui l'opposait à la chaîne franco-allemande.

En découvrant le projet Intime conviction, qui fait vivre une affaire judiciaire et son procès aux assises sur le web et la télévision, Jean-Louis Muller y a vu de très nombreuses similitudes avec l'affaire qui lui a valu trois procès aux assises et, finalement, un acquittement en octobre dernier.

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Des similitudes que l'avocat de Jean-Louis Muller, maître Eric-Dupond-Moretti n'a pas manqué de souligner lors de l'audience en référé qui l'opposait à Arte à qui il réclamait la suspension immédiatement du projet.

Dans le projet Intime conviction, on retrouve effectivement un accusé soupçonné du meurtre de sa femme, comme l'a été Jean-Louis Muller avant d'être innocenté.

Diffusée le 14 février dernier, le téléfilm a réuni 1,4 million de téléspectateurs sur Arte.

Au vu de ces éléments, le tribunal a décidé que :

L'atteinte portée à la vie privée du docteur Jean-Louis Muller et le préjudice subi du fait du programme qui propose de le rejuger, et ce quelque soit l'issue du faux procès ou le résultat des votes des internautes, sont d'une telle ampleur que la demande de cessation de diffusion du programme sans délai (...) est justifiée.

Me Christophe Bigot, avocat de la société Maha production, à l'origine du projet, a réagi:

Cette ordonnance est une véritable censure et nous interjetons immédiatement appel.

En attendant le résultat de cet appel et toute décision au fond, Arte est sommé de "faire cesser toute diffusion du programme", sous peine d'astreinte de 50 000 euros.

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