L’avocat général a livré ses réquisitions vendredi matin devant les Assises des Yvelines. Il a réclamé la perpétuité contre le tueur en série Michel Fourniret et son ex-compagne Monique Olivier pour le meurtre de Farida Hammiche.

Le tueur en série Michel Fourniret, ici en 2004.
Le tueur en série Michel Fourniret, ici en 2004. © Maxppp / Bruno Arnold

Vendredi soir, le tueur en série Michel Fourniret a été condamné à la perpétuité par la Cour d'assises des Yvelines. Son ex-compagne, Monique Olivier, écope de 20 ans de réclusion criminelle pour complicité. C'est, pour Fourniret, ce que l’avocat général Benoît Marlin avait réclamé lors de ses réquisitions livrées vendredi matin. L’ancien couple était jugé depuis trois jours pour le meurtre de Farida Hammiche en 1988. Cette dernière les avait conduit au trésor ayant appartenu au “gang des postiches”, une équipe de braqueurs qui opérait dans les années 1980 en région parisienne. Son corps n’a jamais été retrouvé.

Déjà condamnés à la perpétuité en 2008

"Ne vous méprenez pas, c'est un aigle à deux têtes que vous jugez", avait rappelé Yolaine Bancarel, avocate de la famille de Farida Hammiche lors de la dernière journée d'audience.  Michel Fourniret "c'est celui qui s'amuse, c'est celui qui joue" mais c'est surtout "celui qui sans elle n'est rien", avait-elle insisté, plaçant Monique Olivier, l'ex-femme du tueur en série, au même niveau de responsabilité.  "C'est elle qui, enceinte, alors qu'elle porte la vie, va chercher Farida alors qu'elle sait qu'elle va mourir", avait lancé vendredi matin Yolaine Bancarel. 

Ces condamnations viennent se confondre avec celles déjà prononcées contre le couple en 2008 pour le meurtre précédés de viol ou tentative de viol de sept femmes et jeunes filles pour lesquels Michel Fourniret a écopé de la perpétuité réelle et Monique Olivier de la perpétuité, assortie de 28 ans de sûreté.

Cette fois, Fourniret est jugé pour un crime au mobile crapuleux qu'il a avoué, parmi d'autres, en 2004, après de premiers aveux de Monique Olivier.  Pressé tout au long du procès de dire où il a enterré le corps de sa victime, jamais retrouvé, le tueur en série n'a opposé depuis mardi qu'approximations et silences aux parties civiles, jouant de sa "mémoire vieillissante".

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