L'ancienne vice-présidente du MoDem été entendue comme témoin dans l'enquête sur les assistants parlementaires du parti. Elle avait, dans un livre, raconté certains abus présumés.

L'ancienne eurodéputée Corinne Lepage
L'ancienne eurodéputée Corinne Lepage © AFP / FABRICE COFFRINI

L'ancienne ministre de l'Environnement et ancienne vice-présidente du MoDem, Corinne Lepage, réagissait ce mercredi au micro d'Alain Passerel aux révélations autour de l'utilisation présumée d'assistants parlementaires pour les besoins du parti.

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Interviewée par téléphone et interrogée sur la pratique du double emploi des assistants parlementaires, Corinne Lepage a évoqué un document d'organisation envoyé par le MoDem, avec "des petites cases à cocher", document qu'elle avait refusé de remplir. "À l'époque, explique-t-elle, je n'ai pas fait de vagues autour de cela. J'avais proposé, si le MoDem le souhaitait, qu'un de mes assistants parlementaires puisse fournir des dossiers au MoDem sur les affaires européennes que je suivais, c'est à dire les dossiers santé et environnement. Et rien ne m'a jamais été demandé."

Corinne Lepage, qui avait été vice-présidente du MoDem de 2008 à 2010, avait parlé de ces pratiques dans un livre publié en 2014. Une allusion, sur "une dizaine de lignes", qui n'avait guère suscité l'attention à l'époque. Ce qui n'étonne pas l'ancienne MoDem : "Je pense que ces choses là n'étaient pas mûres et ce passage est un tout petit passage du livre, il y a dix lignes. Le livre est consacré à la crise des partis politiques, au fait qu'ils vont imploser. Donc l'essentiel du bouquin n'était pas du tout là-dessus, l'esprit du bouquin n'était pas du tout, comme certains ont voulu le faire croire par la suite, de la dénonciation."

"Je n'ai cité qu'un cas"

"Je n'ai cité qu'un cas, explique l'ancienne eurodéputée, tout le monde savait qui était le chef de cabinet / secrétaire particulier de François Bayrou et qui était en même temps assistant parlementaire de Madame de Sarnez. Mais je me suis arrêtée là et je n'ai jamais cherché à savoir comment ça se passait, qui employait qui, etc."

Sur son entretien avec les enquêteurs, Corinne Lepage ne souhaite pas s'étendre : "J'ai dit à la police ce que je croyais devoir dire, j'ai répondu aux questions qui m'ont été posées, ce qui est le travail de tout citoyen mais je ne souhaite pas communiquer là-dessus, ça appartient à la Justice."

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