Le tribunal de grande instance de Paris, saisi en référé, a ordonné vendredi le retrait des enregistrements effectués par Patrick Buisson du site Atlantico et ceci à la demande de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni.

Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et Patrick Buisson
Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et Patrick Buisson © Reuters

Patrick Buisson est par ailleurs condamné à verser 10.000 euros de provision sur dommages et intérêts à chacun des plaignants.

Atlantico doit donc retirer les extraits incriminés dans un délai de 24 heures; sous peine d'une astreinte de 5.000 euros par jour pendant un mois. L'un d'eux, dans lequel on entendait Carla Bruni-Sarkozy, avait déjà été retiré du site internet.

L'avocat d'Atlantico, Me Basile Ader, a annoncé qu'il faisait appel du jugement. Pour lui, elle est "en contradiction avec la jurisprudence de la Cour européenne sur le droit à l'information".

Me Basile Ader avec Sara Ghibaudo

Atlantico devait prouver la réalité de ces enregistrement qui était déniée par Patrick Buisson

Pour Jean-Sébastien Ferjou, directeur de publication du site Atlantico, la publication des écoutes est justifiée

Les avocats du couple avaient demandé lundi la condamnation de Patrick Buisson et du site Atlantico pour atteinte à la vie privée après la diffusion de ces enregistrements.

Me Gilles-William Goldnadel, l'avocat de Patrick Buisson, avait souligné lundi que son client n'avait jamais eu l'intention de publier les enregistrements révélés par la presse, affirmant que son dictaphone s'était "ouvert malencontreusement". Il avait annoncé que Patrick Buisson allait porter plainte contre X pour vol des bandes sonores et "usage malveillant".

Me Malka, l'avocat de Carla Bruni, voit dans cette condamnation une victoire de la défense de la vie privée :

Il est impérieux de protéger ce bien commun qu'est la vie privée.

Pour Me Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, la justice a reconnu la responsabilité de Patrick Buisson en tant qu'enregistreur de conversations à l'insu de son client

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