Le maire de Nice a estimé sur France Inter que l'assaillant, "qui aurait pu faire beaucoup plus de victimes" a été "neutralisé" grâce au dispositif de sécurité mis en place dans sa ville.

Le maire de Nice, Christian Estrosi.
Le maire de Nice, Christian Estrosi. © AFP / Valery Hache

"Il est temps que l'on fasse fi des armes de la paix pour passer à celles de la guerre", a estimé Christian Estrosi, jeudi midi sur France Inter, après l'attaque qui a visé la basilique Notre-Dame de Nice et fait trois morts. "L’islamo-fascisme a encore frappé", a-t-il ajouté. Le maire de la ville a souhaité "remercier la police municipale" de Nice qui "grâce à nos caméras, la borne d'appel d'urgence et un citoyen courageux" a pu "abattre le barbare" (en fait, le blesser puis l'interpeller).  

"Nous avons déjà connu tant d‘épreuves le 14 juillet 2016 ; mon ami le guide niçois Hervé Gourdel, décapité en Kabylie ; deux militaires de la force sentinelle il y a deux ans devant un lieu de confession juive, attaqués au couteau. C’est un acte de plus qui m’amène à adresser ma compassion, mon émotion aux familles des victimes", a poursuivi Christian Estrosi. L'élu, au-delà de l'émotion que cet acte suscite, a fait part de sa "rage" après cette attaque.

L'église était-elle assez sécurisée ? 

"Bien sûr", répond Christian Estrosi. "J'avais fait installer l'année dernière des grilles pour protéger ces marches d'escalier, fermées le matin et le soir. Et que nous ayons un réseau de caméras braquées, qu'il y ait une borne d'alerte devant. Elle fait partie de cette quarantaine d'églises de la ville que nous avons totalement sécurisée. Mais que veut dire sécurisé, dès lors qu'il s'agit d'un lieu de culte, quelle que soit la religion, qui a vocation à recueillir des hommes et des femmes qui croient et sont là pour se recueillir ?"

La ville de Nice est celle qui a été le plus dotée en policiers municipaux et en caméras de surveillance, ajoute le maire. "Grace à cela, l'assaillant, qui aurait pu faire beaucoup plus de victimes, a été neutralisé."