Les enquêteurs de la brigade antiterroriste dressent le profil de l'auteur de l'attaque au couteau dans le quartier Opéra qui a fait un mort et quatre blessés ce samedi soir et cherchent à déterminer s'il a pu bénéficier de complicité, alors que le groupe État islamique a revendiqué l'attentat.

Khamzat Asimov avait été fiché S pour des liens avec l'entourage d'une femme partie en Syrie mais son suivi n'a pas montré de lien direct avec le groupe État islamique avant son passage à l'acte.
Khamzat Asimov avait été fiché S pour des liens avec l'entourage d'une femme partie en Syrie mais son suivi n'a pas montré de lien direct avec le groupe État islamique avant son passage à l'acte. © AFP / Nicolas Joubert / CrowdSpark

Il n'avait pas de casier judiciaire mais était dans les radars des services de renseignement. Abattu ce samedi soir alors qu'il s'en est pris à des passants au hasard dans le IIe arrondissement de Paris, Khamzat Asimov, 20 ans, avait été interrogé l'an dernier par la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, pour des liens présumés avec l'entourage d'une femme partie en Syrie.

C'est cette audition qui lui vaut d'être inscrit dans le fichier des personnes radicalisées, ce qui permet de faire remonter des informations des différents services. Pour autant, le jeune homme n'avait pas montré de signes laissant supposer un possible passage à l'acte.

Pas de contacts directs avec la Syrie établis pendant la surveillance

Né en 1997 en Tchétchénie, au sein de la fédération de Russie, l'assaillant avait été naturalisé français en 2010. Selon France 3, il avait passé son baccalauréat à Strasbourg avant que la famille ne s'installe récemment en région parisienne. Son père et sa mère ont été placés en garde à vue le temps des vérifications nécessaires à l'enquête.

La section antiterroriste va maintenant s'attacher à déterminer si l'homme a pu bénéficier de complicités ou d'aides, dans son projet meurtrier. Ils vont également chercher à savoir s'il Asimov avait des contacts en Syrie. Jusqu'alors, son suivi n'avait pas mis en évidence de liens directs, difficile alors de déterminer si cet acte avait pu être commandité ou si la revendication sommaire publiée cette nuit par l'organisation État islamique via son agence de propagande amaq ne relève pas de l'opportunisme.

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