Deux passantes ont été tuées dimanche à la gare Saint-Charles, à Marseille. L'assaillant, armé d'un couteau, a été abattu par les militaires de Sentinelle.

L'assaillant de la gare Saint-Charles a été abattu par les militaires de l'opération Sentinelle.
L'assaillant de la gare Saint-Charles a été abattu par les militaires de l'opération Sentinelle. © AFP / Fabien Courtitarat / Hans Lucas

La piste terroriste est privilégiée après l'attaque dimanche à la gare Saint-Charles à Marseille. Sur le parvis de la gare principale, un homme armé d'un couteau a égorgé une passante et poignardé mortellement une seconde.

Abattu par les militaires de l'opération Sentinelle qui se trouvaient sur place, l'homme aurait crié "Allah Akbar" en passant à l'acte, précisent des sources policières. Les enquêteurs restent toutefois prudent quant aux motifs de l'attaque, certains éléments devant encore être éclaircis.

Une enquête a été ouverte pour "assassinats" et pour "tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique" et la police cherche à connaître l'identité du meurtrier. _"Cet acte pourrait être de nature terrorist_e, a précisé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, arrivé sur place en fin de journée, mais à cette heure nous ne pouvons pas l'affirmer". Le parquet antiterroriste a été saisi de l'enquête.

Trafic SNCF totalement interrompu, Gérard Collomb sur place

Le trafic était totalement interrompu dimanche après-midi au départ et à destination de Marseille Saint-Charles, jusqu'à) nouvel ordre. La SNCF a précisé devoir s'occuper de quinze trains immobilisés, tous à l'arrêt dans une gare. A la demande des autorités, la SNCF "invite tous les voyageurs" au départ ou à destination Marseille, "à reporter leur voyage à une date ultérieure".

Le préfet de police et le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, se sont rendus immédiatement à la gare, où d'importants moyens de police ont été concentrés. Plus de 200 policiers sont mobilisés selon la Sécurité publique, tandis que la Police judiciaire effectuait les premières constatations.

Cette attaque intervient alors que le gouvernement a renouvelé jusqu'au 1er novembre l'état d'urgence, sur fond de menace terroriste très élevée en France, frappée depuis 2015 par une série d'attentats, qui ont fait 239 morts.

Elle survient aussi à la veille de l'ouverture sous haute sécurité du procès du frère de Mohamed Merah, qui avait abattu en mars 2012, au nom du jihad, trois militaires, un enseignant et trois enfants d'une école juive avant d'être tué par la police.

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