L’affaire dure depuis 27 ans. Elle a vu un innocent passer 15 années en prison, des témoins sortir du chapeau des années après. Bref, on pensait avoir tout vécu dans l’affaire de Montigny-lès-Metz. Et non.

Aux familles de Cyril et Alexandre, il a été demandé d’attendre encore. En septembre, elles commémoreront les 28 ans de la mort de leur fils, petit-fils, frères ou neveux sans que la justice n’ait encore désigné le ou les coupables de ces meurtres atroces.

Même s’il a approuvé la demande de renvoi du procès, l’avocat de Ginette Beckrich, grand-mère d’Alexandre, a rappelé à la cour : « il y a 24 ans, j’étais dans cette même salle, nous jugions les mêmes meurtres, l’accusé à l’époque était Patrick Dils. Mais moi, ça ne compte pas. Ce qui compte, ce sont les parents des victimes. Les familles n’ont toujours pas de réponse légale sur l’auteur de ce crime. »

Et l’avocate de Chantal Beining, maman d’Alexandre, d’ajouter : « Madame Beining, même si c’est long, elle est prête à continuer ce qu’elle appelle son combat, son combat pour la vérité. »

Un combat qui durera encore des mois, voire des années. Au risque de voir les souvenirs s’effacer un peu plus dans les mémoires. Au risque de voir de nouveaux témoins disparaître. Six personnes, déjà, étaient décédées avant l’ouverture de ce procès.

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