Les recherches pour retrouver Younès Abouyyaqouob se sont étendues lundi à toute l'Europe. L'enquête se concentre aussi sur l'imam de Ripoll, cerveau présumé des attaques.

Les recherches pour retrouver le principal suspect de l'attaque de Las Ramblas à Barcelone se sont étendues lundi à toute l'Europe.
Les recherches pour retrouver le principal suspect de l'attaque de Las Ramblas à Barcelone se sont étendues lundi à toute l'Europe. © AFP / JOSE JORDAN

La traque du principal suspect de l'attaque à la voiture de Barcelone s'est étendue lundi à toute l'Europe, après que l'Espagne a confirmé l'avoir identifié.

Toutes les polices d'Europe recherchent désormais Younès Abouyaaqoub, le jeune marocain de 22 ans fortement soupçonné d'avoir été au volant de la camionnette, avant de fuir à pied. "Cette personne n'est plus seulement recherchée en Catalogne mais dans tous les pays européens", a déclaré Joaquim Forn à une radio catalane.

Dimanche soir déjà, le chef de la police régionale n'excluait pas que le jeune ait pu franchir la frontière avec la France, mais sans disposer d'éléments particuliers pouvant l'attester. Vendredi matin, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avait confirmé le renforcement de la sécurité à la frontière franco-espagnole.

L'imam de Ripoll, cerveau présumé de l'attaque

L'enquête a d'ores et déjà permis d'établir que la cellule responsable des attaques à Barcelone et Cambrils avait des connexions dans plusieurs pays européens, dont la Suisse, la Belgique et peut-être la France. L'enquête se porte à présent sur un imam de Ripoll, Abdelbaki As Satty, disparu depuis mardi soir.

Les policiers catalans jugent probable que cet imam soit l'un des deux corps encore non identifiés parmi ceux retrouvés dans la planque des terroristes, à Alcanar, qui a explosé mercredi.

Abdelbak As Satty est soupçonné d'avoir été le cerveau des attaques et pourrait être à l'origine de la radicalisation rapide des jeunes membres de la cellule démantelée. Son nom est apparu dans une enquête liée aux attentats de mars 2004 à Madrid et ses voyages en Asie centrale et en Belgique l'an dernier, à Vilvoorde, intriguent également les enquêteurs.

Ce marocain de 45 ans est installé à Ripoll depuis 2015, où il a pris en charge la mosquée Anour dès son arrivée. Dans "la petite mosquée", telle qu'elle est désignée par les musulmans de Ripoll, située dans une ruelle de la gare de Ripoll, moins d'une centaine de fidèles se retrouvent pour prier. Des fidèles qui, depuis deux mois déjà, n'ont pas revu AbdelBaki As Satty, quand ce dernier avait prétexté vouloir retourner au Maroc et abandonner définitivement ses fonctions.

Au micro de Thibault Lefèvre, le président de la communauté, Ali Yassine, explique ne rien savoir du passé nébuleux de l'imam : "il n'a jamais prononcé de messages radicaux [et] si nous avions su qu’il avait été enfermé et qu’il a avait un tel passé, il ne serait pas resté ici."

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