François Hollande réagit à l'attentat
François Hollande réagit à l'attentat © Elysee

Les politiques n'ont pas tardé à réagir à l'attentat qui s'est produit en Isère vendredi matin. Du côté de l'opposition, même si certains soutiennent la loi sur le renseignement on critique vertement la politique sécuritaire de l'exécutif, jugée inefficace.

C'est à droite qu'on a été le plus prompt à réagir. Quelques minutes après l'annonce de l'attentat, Eric Ciotti et Christian Estrosi se disputaient la place du premier à réclamer une politique plus ferme sur la question de la sécurité , via deux tweets. Le premier évoque "une cinquième colonne", le second affirme son soutien au très décrié projet de loi renseignement.

D'autres ont attendu d'en savoir plus sur les faits pour se prononcer sur le sujet. L'intervention de Bernard Cazeneuve, peu après celle de François Hollande, a permis d'en savoir plus. Le président de la République a d'ailleurs quitté le Conseil européen dès qu'il a appris l'information.

L'intention ne fait pas de doute, c'est de provoquer une explosion. L'attaque est de nature terroriste dès lors qu'il a retrouvé un cadavre décapité avec des inscriptions. [...] Il y a une émotion. Mais l'émotion ne peut pas être la seule réponse. C'est l'action, la prévention, la dissuasion. Et donc la nécessité de porter des valeurs et de ne pas céder à la peur, jamais, et d'être à la hauteur de toutes les circonstances, ne pas créer de divisions inutiles, de suspicions qui seraient intolérables .

En visite à Bogota, Manuel Valls a également annoncé qu'il écourtait son séjour, affirmant que "le terrorisme islamiste a frappé une nouvelle fois en France" .

Les principales réactions

Ségolène Royal, ministre de l'Écologie

C'est un attentat abominable qui soulève l'effroi. Je voudrais dire que mes pensées vont d'abord aux familles des victimes, aux salariés. La mobilisation et l'unité des Francais sont dans ces moments-là indispensables.

Patrick Menucci, député PS rapporteur de la commission parlementaire sur le djihad

Il existe aujourd'hui une double menace en France: celle, la plus dangereuse, de jeunes qui sont partis au combat et reviennent avec des consignes.Et celles d'autres jeunes, jamais partis, et qui s'entraînent aujourd'hui dans ce que l'on appelle des "micro-cellules" .

Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains

Depuis plusieurs semaines, nous appelons le gouvernement à prendre toutes les mesures indispensables pour assurer la protection de nos compatriotes , dans la continuité des propositions que nous avions formulées. Par son message, sa mise en scène macabre et sanglante, le ou les auteurs de cet attentat ont déclaré la guerre non seulement à la République et à la démocratie mais à la civilisation.

Marine Le Pen, présidente du Front national

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.