Djokhar Tsarnaev, représenté dans cette photo non datée du FBI
Djokhar Tsarnaev, représenté dans cette photo non datée du FBI © Reuters

C'était l'un des deux grands enjeux du procès du seul terroriste survivant après l'attentat du marathon de Boston, en 2013 : Djokhar Tsarnaev a finalement admis, en partie et par la voix de l'une de ses avocates, sa responsabilité. Le second enjeu, c'est l'application ou non de la peine de mort.

Certes, le jeune homme reconnait pour la première fois être l'un des deux terroristes à l'origine de l'attentat qui a coûté la vie à trois personnes et en a blessé 260. Mais selon lui, c'est son frère, tué lors de la traque policière, qui en est l'instigateur et le principal coupable. Son avocate Judith Clarke souhaite lui éviter la peine capitale, applicable en l'espèce. Djokhar Tsarnaec continue d'ailleurs de plaider non-coupable des faits qui lui sont reprochés.

Si le jury le reconnait coupable, il ne pourra être condamné qu'à deux peines : la mort ou la perpétuité sans possibilité de remise de peine.

Le récit de cette première journée de procès avec notre correspondante à New-York, Charlotte Alix

Le procès d'un homme, "pas de son frère"

De son côté, le ministère public assure que les frères Tsarnaev avaient minutieusement choisi les lieux où ils ont déposé deux bombes destinées selon eux à punir les Etats-Unis et leur comportement à l'égard des pays à majorité musulmane.

Et pour le procureur-adjoint William Weinreb, la question du frère mort de Djokhar Tsarnaev et de sa responsabilité est secondaire : "L'attention va se porter sur l'accusé, parce que c'est lui qui est jugé aujourd'hui, c'est sa culpabilité que le ministère public doit démontrer, pas celle de son frère."

Le procès de Djokhar Tsarnaev, qui a débuté en janvier par la sélection (délicate) des jurés, pourrait durer jusqu'en juin.

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