Difficile de ne pas faire le lien avec l'arrestation de Salah Abdeslam, il y a quatre jours.
Difficile de ne pas faire le lien avec l'arrestation de Salah Abdeslam, il y a quatre jours. © MaxPPP

La police belge a mené des perquisitions ce mardi, après les attentats de Bruxelles. Selon le parquet fédéral belge, un engin explosif et un drapeau du groupe État Islamique ont été retrouvés dans le quartier bruxellois de Schaerbeek.

Selon Frédéric van Leeuw, le procureur fédéral belge, plusieurs perquistions étaient en cours ce mardi en fin de journée, et plusieurs témoins entendus. Dans l'après-midi, la justice belge avait demandé aux médias de ne pas communiquer sur l'enquête en cours pour ne pas perturber son avancée, avant d'annoncer la découverte d'un engin explosif et un drapeau du groupe Etat Islamique lors de l'une d'entre elles.

Des attaques sans doute préparées avant l'arrestation de Salah Abdeslam

Difficile de ne pas faire le lien entre les attaques terroristes de ce mardi à Bruxelles et l'arrestation de Salah Abdeslam. Pourtant, même si elles ont pu être provoquées ou accélérées par cette arrestation, ces attaques ont très probablement été préparées avant l'arrestation du fugitif.

Lundi, le procureur fédéral belge a ainsi rappelé que parmi ceux, directement lié au 13 novembre, qui sont toujours en fuite, il y a Mohamed Abrini, ami d'enfance de Salah Abdeslam. Il l’a aidé et accompagné dans de nombreuses étapes des préparatifs des attentats de Paris.

Abrini dans les voitures au départ de Bruxelles le 12 novembre

Abrini était même dans les voitures au départ de Bruxelles le 12 novembre. Il a totalement disparu de la circulation depuis le 14 novembre. L'autre homme particulièrement recherché aujourd'hui est Najim Laachraoui. Ce belge de 24 ans est vraisemblablement revenu de Syrie dans la perspective des attentats du 13 novembre qu’il a coordonné en temps réel. Surtout, on le soupçonne désormais d'être l'artificier des attentats du 13 novembre puisque son ADN a été retrouvé sur des explosifs au Bataclan et du stade de France.

Filières d'envoi de combattants vers la Syrie

D'autres personnes peuvent évidemment avoir été liées à ces attentats. On sait que la Belgique et pas seulement le quartier de Moleenbeek, a vu se développer, depuis plusieurs années déjà, de véritables noyaux djihadistes avec, notamment des filières d'envoi de combattants vers la Syrie. On se souvient de la cellule de Verviers démantelée peu de temps après les attaques de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher.

Une autre filière djihadiste, la filière Zerkani est, particulièrement intéressante. Cette filière voit apparaître trois noms directement liés aux attentats du 13 novembre : deux attaquants de la soirée du 13 novembre et Najim Laachraoui, déjà évoqué. Cette filière vient de faire l'objet d'un procès à Bruxelles mais seule la moitié des prévenus étaient présents à l'audience. Les autres sont tout simplement en fuite.

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