Pour accueillir tout le monde (public, journalistes, parties civiles, intervenants directs), jusqu’à cinq salles seront prévues au sein du tribunal judiciaire de Paris, dans le quartier des Batignolles. Dans la salle d’audience principale à partir du 2 septembre, 14 accusés, sept magistrats et des dizaines d’avocats.

Une salle d’audience du palais de justice de Paris (photo d’illustration)
Une salle d’audience du palais de justice de Paris (photo d’illustration) © Radio France / Jean-Philippe Deniau

[Tous les jours jusqu’au 2 septembre, France Inter dresse le portrait de tous les protagonistes du procès des attentats de janvier 2015 : victimes, familles, terroristes, accusés, magistrats, avocats…]

La cour

Sur l’estrade au fond de la salle : la cour, pour qui il est d’usage de se lever à son arrivée. Comme toujours dans les affaires de terrorisme, il s’agit d’une cour d’assises spécialement composée, c’est-à-dire par cinq magistrats professionnels : les quatre assesseurs, pas forcément spécialistes des questions terroristes, ainsi que le président Régis de Jorna, 64 ans, premier président de chambre à la cour d’appel de Paris. Ancien juge d’instruction, habitué des cours d’assises spécialement composées, on l’a vu présider le procès d’attentats corses ou celui en appel du terroriste Carlos pour les attentats de 1982 et 1983.

Les avocats généraux

À droite, à la même hauteur (une erreur d’architecte désormais devenue la norme, selon la légende des palais) : les représentants du parquet, avocats généraux quand il s’agit d’assises. Depuis la création du parquet national antiterroriste (Pnat) en 2019, ce sont des procureurs spécialisés qui portent la voix de l’accusation. En l’occurrence, Jean-Michel Bourlès, adjoint du procureur Jean-François Ricard et Julie Holveck, référente pour le Pnat sur la question des victimes. Tous deux sont des grands connaisseurs du terrorisme islamiste. Julie Holveck, 38 ans, a rejoint l’équipe de la section antiterroriste du parquet de Paris dirigé par François Molins en 2014, soit juste avant la vague des attentats de 2015 et 2016. Jean-Michel Bourlès, 51 ans, s’est notamment chargé du dossier, en 2005, de Rachid Ramda, financier des attentats de 1995 à Paris.

En défense

Pour la défense des accusés, on verra Me Isabelle Coutant-Peyre, avocate du principal accusé, connue notamment pour être le conseil historique de Carlos, en plus d’être son épouse religieuse. À ses côtés sur les bancs de la défense, Me Christian Saint-Palais, président de l’association des avocats pénalistes, Me Marie Dosé, dont l'un des combats est le rapatriement des djihadistes français détenus en Syrie, Me Delphine Malapert, que l’on a souvent vue prendre la défense des détenus, ainsi que nombres d’anciens secrétaires de la conférence : Mes Clémence Witt, Zoé Royaux, David Apelbaum, Margaux Durand-Poincloux, Beryl Brown, Margot Pugliese et Safya Akorri. Tous les sept ont assuré, à des époques différentes, la défense pénale d’urgence en tant qu’avocats commis d’office, après avoir été élus par leurs pairs lors d’un concours d’éloquence.

Pour les parties civiles

Pour porter la voix des victimes et leurs familles, Me Marie-Laure Barré représente plusieurs familles de personnes assassinées dans la rédaction de Charlie Hebdo. Me Richard Malka, avocat historique de l’hebdomadaire, sera présent pour la société d’édition. Les victimes de la prise d’otages et de l’attentat de l’Hyper Cacher ont pour certaines d’entre elles choisi Me Patrick Klugman, d'autres, comme les deux anciennes caissières du magasins sont représentées par Me Elie Korchia. Mes Laurence Cechman, Sabine Tourjman, Jérémie Boulay et Alexandra Smadja accompagnent les familles des quatre personnes tombées sous les balles d’Amedy Coulibaly, dans les rayons de l’Hyper Cacher.

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