Salah Abdeslam est toujours en fuite
Salah Abdeslam est toujours en fuite © MaxPPP

Un mois après les attentats de Paris qui ont fait 130 morts, l'enquête a très vite progressé, grâce à une énorme mobilisation des services de police et de la justice. Mais il reste quelques énigmes, comme la localisation de l'un des dix terroristes du commando, qui semble s'être volatilisé.

Certains le croient en Syrie, mais les autorités françaises disent n'avoir aucun élément qui le confirme.Ce qu'est devenu Salah Abdeslam reste pour l'instant un mystère. On sait qu'il a loué des planques et les voitures du commando, qu'il aurait acheté du matériel pour fabriquer les gilets explosifs, puis convoyé les trois terroristes du Stade de France, avant d'abandonner sa propre ceinture et d'appeler à l'aide des amis belges, dont quatre ont été inculpés à Bruxelles. Depuis, plus rien.

Sur les traces des djihadistes

Sur les neuf autres terroristes présents le 13 novembre, tous morts, trois restent à identifier, trois venaient de Belgique et les trois assaillants du Bataclan étaient Français, originaires de la région parisienne et d'Alsace. La plupart ont séjourné en Syrie. Comment sont-ils revenus alors que certains étaient recherchés ? C'est une autre énigme, même s'ils ont pu bénéficier de faux papiers fabriqués par le groupe État islamique.

En France, deux personnes ont été poursuivies et incarcérées, deux hommes qui ont permis à deux des terroristes de se replier à Saint-Denis.

Le plus difficile sera de déterminer quels sont les commanditaires en Syrie. Le djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud est mort à Saint-Denis, lors de l'opération du Raid dans l'appartement où il s'était retranché. Sur une vidéo de revendication, on entend les voix de deux Français non moins connus des services : les frères Clain, proches notamment de Mohamed Merah.

L'assistance aux victimes encore incomplète

Ces dernières comme leurs familles peuvent être indemnisées par le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme. Deux associations reconnues sont aussi mandatées pour les aider dans leurs démarches...

► ► ► À L'ANTENNE | Le témoignage du professeur Rémy Nizard, chef du service de traumatologie à l'hôpital Laboisière

► ► ► ALLER PLUS LOIN | L'adieu aux victimes du 13 novembre

Le fonds a déjà payé des frais d'obsèques, et versé des provisions à des personnes qui avaient des besoins urgents (loyers à payer par exemple) liés à la perte de leurs proches. Mais toutes les victimes ne se sont pas encore fait connaître.

Pour Stéphane Gicquel, secrétaire général de la FENVAC (fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs) il est important de le faire, pour prendre date

Il y a aujourd'hui plusieurs centaines de personnes qui étaient au Bataclan qui ne sont pas encore recensées. C'est vrai quece sont souvent des rescapés, qui n'ont pas de blessure physique, mais il peut y avoir des blessures invisibles . Ces victimes ont des droits et il important de se manifester, pour avoir une trace qu'un éventuel traumatisme psychologique est en lien avec les attentats.

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