Quatre hommes déférés pour de possibles mises en examen (Charlie Hebdo)
Quatre hommes déférés pour de possibles mises en examen (Charlie Hebdo) © EPA/MaxPPP

Quatre hommes âgés de 22 à 28 ans ont été déférés ce mardi en vue de leur mise en examen dans le cadre de l'enquête sur les attentats qui ont fait 17 morts la semaine dernière à Paris et Montrouge (Hauts-de-Seine).

Cinq autres personnes qui étaient toujours en garde à vue ont quant à elle été laissées libres dans la nuit de lundi à mardi, a annoncé le procureur de la République de Paris. Douze personnes avaient été interpellées en fin de semaine dernière dans les Hauts-de-Seine (Montrouge et Châtenay-Malabry), en Essonne (Grigny et Fleury-Mérogis) et en Seine-Saint-Denis (Epinay-sur-Seine) pour un possible "soutien logistique" aux tueurs.

Parmi les quatre hommes déférés, deux intéressent particulièrement les enquêteurs. Le point avec Sara Ghibaudo

La garde à vue de trois femmes parmi les douze interpellés avait été levée dimanche. Vendredi, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait indiqué que les individus arrêtés étaient, pour la plupart, "connus des services de police pour des faits de droit commun".

L'enquête élargie à l'Espagne et à la Belgique

Les enquêteurs français recherchent toujours un ou plusieurs complices d'Amedy Coulibaly, qui a tué une policière à Montrouge et quatre juifs à Paris, notamment après la diffusion d'une vidéo de revendication montée et envoyée sur les réseaux sociaux après sa mort lors de l'assaut des forces de l'ordre.

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L'enquête sur les attaques s'est par ailleurs élargie à l'Espagne, où les autorités cherchent à savoir s'il n'a pas bénéficié de l'aide d'une cellule djihadiste, et à la Belgique, où la justice cherche à vérifier s'il a pu y acheter des armes.

La Grèce va extrader un suspect

Par ailleurs, la Grèce doit extrader vers la Belgique un ressortissant algérien âgé de 33 ans qui pourrait être lié à la cellule djihadiste démantelée la semaine dernière par les autorités belges. L'homme a été convoqué devant le parquet et n'a pas contesté la requête d'extradition, permettant que son transfert ait lieu "immédiatement", selon policiers et magistrats.

Il figurait parmi la demi-douzaine de personnes interpellées samedi par la police grecque deux jours après une opération menée en Belgique contre une cellule djihadiste, dans laquelle deux hommes armés ont été tués par les policiers.

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