Selon nos informations, plusieurs numéros français retrouvés dans les téléphones des terroristes, après les attentats en août, ont fait l'objet de vérifications et surveillances.

Policiers après l'attentat de Cambrils, au sud de Barcelone, le 18 août 2017
Policiers après l'attentat de Cambrils, au sud de Barcelone, le 18 août 2017 © Reuters / Reuters TV

Deux mois après les attentats qui ont fait 16 morts et plusieurs dizaines de blessés à Barcelone et Cambrils les 17 et 18 août derniers, les services de renseignement européens et marocains tentent toujours de trouver d'éventuels complices.

La police catalane a remis aux enquêteurs français, il y a quelques jours seulement, ces deux téléphones portables saisis après les attentats en Catalogne, où figurent selon nos informations plusieurs numéros français. Certains ont déjà fait l'objet de vérifications : le premier était celui d'une société qui n'avait pas été appelée depuis un bon moment. Les suivants mènent à des proches, à de la famille en France, et dans tous les cas ils n'ont "rien à voir à ce jour avec les attentats", affirme un proche du dossier. Aucun des contacts n'est en tout cas référencé dans l'un des fichiers antiterroristes des services de renseignement.

Une cellule "endogène" inédite

Les enquêteurs ont également reconstitué la plus grande partie du voyage effectué à Paris, quelques jours avant les attaques à Barcelone et Cambrils, par deux membres de la cellule terroriste. Younes Abouyaaqoub (le conducteur de la camionnette sur les Ramblas) et Omar Hichamy jouaient les touristes au pied de la tour Eiffel, comme un repérage possible. Mais ils n'étaient, a priori, pas là pour recevoir des ordres : il n'y aurait d'ailleurs toujours aucun lien établi avec Daesh en Syrie ou ailleurs.

Cette cellule terroriste "endogène", inédite en Europe, inquiète les spécialistes de la lutte antiterroriste.

Gérard Collomb était justement lundi en Espagne, à Séville, pour le G6 des ministres de l’Intérieur. Il devait notamment y évoquer la coopération antiterroriste, lors d'un entretien bilatéral avec son homologue marocain sur le sujet.

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