Attentats du 13 novembre
Attentats du 13 novembre © CC BY-SA 4.0 / Mstyslav Chernov

Trois mois après les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts au Bataclan, sur des terrasses de café du 11e arrondissement et au Stade de France, France Inter revient avec vous toute cette semaine sur les éléments de l'enquête jusqu'ici ignorés. Une enquête menée par six juges antiterroristes parisiens. Ce lundi, retour sur la manière dont la soirée du 13 novembre a été entièrement coordonnée depuis la Belgique.

Il est aux alentours de 20 heures 30, Salah Abdeslam vient de déposer trois kamikazes à proximité du Stade de France. Les trois hommes n'ont pas de billet pour le match France-Allemagne qui se joue ce soir là. Ils tentent donc de resquiller. En vain. Ils appellent alors deux contacts : Abdelhamid Abbaoud - encore dans leur planque de Bobigny mais qui s'apprête à mettre le cap vers les terrasses du 10e arrondissement. Et un numéro belge.

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Derrière ce téléphone : un inconnu. Mais dont le rôle est fondamental. Il va coordonner le commando du stade de France et celui des terrasses. A ses côtés, un complice : lui est en ligne avec les terroristes du Bataclan. 25 contacts sont échangés avec Samir Amimour, Ismaël Mostefaï et Foued Mohamed Aggad, jusqu'à ce dernier SMS de 21 heures 42 : "On est parti, on commence". Le téléphone finit dans une poubelle devant la salle de concert. Mais que font alors les Belges? On soupçonne l'un d'eux de poursuivre son rôle de coordonnateur après les attentats. Un homme qui se fait appeler Samir Bouzid contacte en tout cas Hasna, la cousine d'Abdelhamid Abaaoud lui envoie un mandat de 750 euros et s'assure qu'elle va bien emmener Abdelhamid Abaaoud depuis le buisson où il se cache à Aubervilliers jusqu'à l'appartement de Saint-Denis où il mourra dans l'assaut du Raid.

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Depuis, dix personnes ont été mises en examen en Belgique mais pas les coordinateurs belges. Dont la véritable identité reste un mystère.

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