Après la Catalogne jeudi, la Finlande et la Sibérie occidentale ont été à leur tour touchées vendredi et samedi par des attaques à caractère terroriste.

Après l'attaque au couteau dans le centre-ville de Turku, en Finlande vendredi et la mort de deux personnes, la police a ouvert une enquête pour terrorisme
Après l'attaque au couteau dans le centre-ville de Turku, en Finlande vendredi et la mort de deux personnes, la police a ouvert une enquête pour terrorisme © AFP / Vesa Moilanen / Lehtikuva

Après les attentats à la voiture-bélier à Barcelone et Cambrils, en Catalogne, la Finlande a été à son tour touchée par une attaque meurtrière ce vendredi.

Arrivé en Finlande en 2016, un homme de 18 ans a poignardé à mort deux personnes et blessé huit autres, toutes âgées entre 15 à 67 ans, vendredi, dans le centre-ville de Turku, une ville portuaire située dans le sud-ouest de la Finlande.

Les deux personnes tuées étaient Finlandaises. Des ressortissants Italien, Britannique et un Suédois (et non pas deux comme annoncé plus tôt par les autorités) figurent parmi les blessés. Au total, deux hommes et huit femmes ont été attaqués.

"Intentions terroristes"

L'assaillant est toujours hospitalisé. La police ignore encore ses motivations. D'après les médias finlandais, l'homme se serait vu refuser sa demande d'asile, une information qui n'a pas été confirmée par les autorités.

S'il n'y a eu aucune revendication pour le moment, la justice finlandaise a ouvert une enquête pour terrorisme. "L'attaque a d'abord été qualifiée de meurtre, mais pendant la nuit, nous avons reçu des informations supplémentaires qui indiquent que les infractions pénales sont maintenant des meurtres et des tentatives de meurtres avec intention terroriste", a déclaré la police dans un communiqué.

La Russie elle-aussi touchée

Les attaques djihadistes s'étendent même jusqu'en Russie. Ce samedi, le groupe État islamique a revendiqué l'attaque au couteau survenue à Sorgout, en Sibérie occidentale Un homme y a poignardé huit personnes avant d'être abattu par la police. Toutes les victimes ont été hospitalisées, deux d'entre elles sont dans un état grave.

Ce n'est pas la fois que l'organisation terroriste s'en prend à la Russie, pays menacé par l'EI depuis le début de son intervention militaire en Syrie. Le 3 avril dernier, un kamikaze s'était fait exploser dans le métro de Saint-Pétersbourg, tuant 16 personnes et faisant des dizaines de blessés.

Coopération européenne

Peu à peu, ce ne sont plus seulement l'Espagne, la France et la Grande Bretagne qui sont touchées par ces attaques, mais aussi la Belgique, l'Allemagne, la Suède... De quoi renforcer les appels à un "FBI" européen, pour renforcer encore la coopération européenne en matière de lutte contre le terrorisme, coopération dont la structure actuelle a déjà bien évolué sous l'impulsion de Madrid, première victime en 2004 du groupe État islamique.

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