Les débats devant la cour d'assises spéciale sont clos. Place désormais aux plaidoiries des parties civiles, avant le réquisitoire contre Abdelkader Merah et Fettah Malki prévu la semaine prochaine.

Procès d'Abdelkader Merah au Palais de Justice de Paris
Procès d'Abdelkader Merah au Palais de Justice de Paris © Reuters / Philippe Wojazer

En avançant chacun à leur tour à la barre, ils le savent. Au plus profond d’eux-mêmes. Après eux, les voix des victimes et leurs proches se tairont. “On ne parlera plus de moi”, a confié à son avocate Loïc Liber, militaire rendu tétraplégique par Mohamed Merah. 

Alors, ils tentent de se faire leur porte-paroles. De livrer à la cour les derniers messages, confiés par ceux qu’ils représentent. “Eva Sandler [qui a perdu son mari et ses deux fils dans la tuerie de l’école juive] m’a dit : “ne parlez pas des enfants morts, ensanglantés. Parlez de la vie”, plaide Me Carole Mesliah. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Et, en effet, ils invoquent la vie, le ciel bleu, la littérature … la démocratie aussi. Celle répond à l’horreur par ce procès. “Notre démocratie peut-être plutôt fière de la façon dont elle traite ceux qui veulent sa mort”, plaide Me Philippe Soussi.

Avant de sonner la charge. Charge contre les deux accusés. Immobiles dans le box vitrés. “Abdelkader Merah si on l’écoute, c’est le Martin Luther King des Izards”, poursuit Me Soussi. “Mais moi je suis là parce que je n’ai pas l’ombre d’un doute”.

Me Cohen ne dit pas autre chose : “il a été là tout le temps, comme si lui avait tenu la main de Mohamed Merah. Il a trouvé un disciple, il en a fait un soldat.” Les uns après les autres, les avocats des parties civiles s’emploient à convaincre : “ce dossier n’est pas uniquement rempli de larmes”, lance Me Mesliah. Tous les éléments de la culpabilité d’Abdelkader Merah y figurent, selon eux. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Et Me Soussi de conclure : “dans vos rêves les plus fous, vous vouliez un monde sans juifs, sans militaires, sans kouffars. Mais vous avez perdu, monsieur Merah. Car vous n’imaginiez pas à quel point nous aimons la vie. “