A 67 ans, François-Marie Banier porte beau.

Elégant, il promène sa grande silhouette avec nonchalance, répondant d’un sourire aux incessantes demandes des journalistes. Cet écrivain- photographe fréquente les stars – la mère de son amie Vanessa Paradis vient témoigner ce matin au procès – mais passe ses journées à sillonner Paris à mobylette, pour capturer l’image des gens de la rue, passants, SDF, sans papiers. Un homme insaisissable, énergique, drôle et féroce, dont la pire crainte concernant ce procès est celle de s’ennuyer à mourir.

Pourquoi Liliane Bettencourt lui a-t-elle donné, année après année, tant d’argent ? Pour qu’il puisse travailler sereinement, assure sa défense. Parce qu’elle était sous emprise, rétorque Me Benoit Ducos Ader, l’avocat du tuteur de Liliane Bettencourt.

Si Françoise Bettencourt Meyers a porté plainte contre lui, ce n’était pas pour l’argent, assure le défenseur, mais parce que François-Marie Banier a divisé la famille, dressant la mère contre sa fille. Pour la défense de Banier, Françoise et Liliane ne s’entendaient de toutes façons pas bien, et la fille était jalouse de cette amitié. Le tribunal tentera de démêler le vrai du faux dans ce cocktail où se mêlent l’argent et les sentiments.

Je n’ai pas envie d’éclabousser leur nom de ce qui m’est reproché à tort.

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