Un amateur d'AirSoft
Un amateur d'AirSoft © PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN / PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN

Un mélange chimique "non maîtrisé" pour fabriquer des fumigènes artisanaux utilisés lors de jeux de guerre de type "Airsoft" semble être à l'origine de la violente explosion en Haute-Loire qui a tué samedi trois adolescents.

Les trois adolescents âgés de 14 à 16 ans sont morts samedi après-midi peu avant 17h dans une maison abandonnée au lieu dit Ranchevoux à 40 km au sud-ouest de Saint-Etienne. Un quatrième jeune homme est dans un état grave, il a été transporté à l'Hôpital Nord de Saint-Etienne. La maison (type chalet - sur un chemin communal limite zone village) leur est tombée dessus après une explosion.

C'était une explosion d'une violence inouïe selon les premiers secours arrivés sur place, il y avait une odeur de poudre qui se faisait sentir. La maison abandonnée était située en haut d'une colline à la lisière d'une forêt. Elle s'est effondrée sur les quatre adolescents.Après une nuit d'investigation, le vice-procureur de la République au Puy-en-Velay, Yves Dubuy, a fait état dimanche matin de traces "importantes d'acétone et d'acide chlorhydrique" retrouvées dans les débris : > Ces enfants jouaient et ils se sont laissés impressionner par des recettes que l'on trouve trop communément sur des sites.
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"Un explosif très puissant et très instable"

Ces deux produits entrent dans la recette de fabrication de des fumigènes utilisés dans le cadre d'un jeu de simulation de combat en plein air, "l'Airsoft". Un pistolet à bille a été retrouvé non loin de l'explosion Les quatre victimes sont des "jeunes du cru" comme les appelle le vice-procureur Yves Dubuy, et surtout des jeunes sans histoires. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place pour les familles des victimes ainsi que pour les pompiers et les gendarmes visiblement choqués par la violence de la scène. Le vice-procureur a annoncé l'ouverture prochaine d'une information judiciaire.
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