cour d'Assises de Seine-et-Marne à Melun
cour d'Assises de Seine-et-Marne à Melun © MaxPPP

Y a-t-il eu faute des services sociaux chargés de la protection de l'enfance? C'est l'une des questions qui se pose aujourd'hui aux assises de Melun, au procès des parents du petit Bastien, tué à 3 ans et demi dans la machine à laver de la famille. La cour d'assises entend aujourd'hui plusieurs travailleurs sociaux, cités comme témoins. Le couple, en grande précarité sociale, et qui avait aussi une fille, était suivi depuis 2006 par les services du conseil général de Seine-et-Marne.

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Des carences éducatives repérées

Des carences éducatives, un enfant de 3 ans qui erre seul dans l'immeuble, un conjoint porté sur la boisson...

Tout cela, les travailleurs sociaux qui suivent la famille le savaient. Mais personne ne soupçonnait les violences physiques, et les heures que Bastien passe enfermé dans un placard, pieds et mains scotchés. L'assistante sociale était passée chez eux quatre jours avant le drame. "Le couple évolue de manière favorable", écrivait-elle alors, grâce à la perspective d'un nouvel appartement, loin de leur 30m2 sous les toits. Pourquoi les travailleurs sociaux n'ont ils pas vu la violence qui couvait, surtout connaissant le profil du père, Christophe Champenois ?

C'est la question que pose Isabelle Steyer, avocate de l'association la Voix de l'enfant, partie civile au procès :

La responsabilité individuelle des travailleurs sociaux n'est pas ici engagée. Car c'est sans doute l'ensemble du système de détection de la maltraitance qui a échoué à sauver Bastien. Le procès reprend à 9h30 et se poursuit jusqu'au 11 septembre.

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