Le procès en appel du beau père et de la mère de Fiona s’est ouvert lundi devant la cour d’assises de la Haute-Loire.

En première instance, l'ex-compagnon de la mère de Fiona avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle.
En première instance, l'ex-compagnon de la mère de Fiona avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle. © AFP / Benoit PEYRUCQ

En première instance, Berkane Makhlouf avait écopé de 20 ans de réclusion criminelle pour violences volontaires ayant entraîné la mort.

Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, avait été acquittée des faits criminels et condamnée à 5 ans de prison pour plusieurs délits, notamment pour avoir caché le corps de sa fille ainsi que pour dénonciation mensongère. La jeune femme avait fait croire à une disparition de Fiona, 5 ans, dans un parc de Clermont-Ferrand, mobilisant d’importants moyens de recherche.

Le couple avait fini par reconnaître que Fiona était morte et qu’ils l’avaient enterrée. Le corps n’a jamais été retrouvé malgré d’intenses recherches autour du lac d’Aydat.

Au Puy-en-Velay, en appel, Cécile Bourgeon espère être à nouveau acquittée des faits criminels.

Elle accuse son ex-compagnon d’avoir porté des coups à sa fille. Berkane Makhlouf, lui, continue à dire qu’il n’a jamais frappé Fiona... Sans pour autant accuser la mère de la fillette, qu'il exhorte seulement à "dire la vérité".

Le passé de Makhlouf joue contre lui

"J’ai jamais maltraité Fiona, j’ai jamais tué Fiona." Berkane Makhlouf parle vite, les mots se bousculent. "Même si j’ai un comportement impulsif, je m’en prends pas à des enfants, jamais."

Le passé de Berkane Makhlouf joue contre lui, et il le sait. Souffre-douleur de son frère aîné, fumeur de shit à 13 ans, placé en foyer, puis délinquant, violent, paranoïaque, le tableau est chargé.

L’autre élément qui l’accuse, ce sont les déclarations de Cécile Bourgeon. Elle seule dit l’avoir vu porter des coups à Fiona. Après le premier procès, on aurait pu craindre un règlement de compte à l’audience. Mais Berkane Makhlouf n’a pas choisi de charger son ex-compagne. Son avocat, Me Mohamed Khanifar y voit le "regard juste et objectif" d'un homme qui joue gros mais choisi l'honnêteté, voire la candeur, face à "sa compagne qui pourtant l'accable".

Berkane Makhlouf aime-t-il encore Cécile Bourgeon ? Il ne répond pas à la question. "C’est la mère de mon fils" dit-il. Lors de son incarcération en septembre 2013, le bébé avait un mois. Il ne l’a pas revu depuis.

Le procès se poursuit jusqu’au 20 octobre

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