Bernard Tapie a mis ses actifs à l’abri
Bernard Tapie a mis ses actifs à l’abri © MaxPPP

L’ancien ministre et homme d’affaires a placé tous ses actifs sous contrôle judiciaire, quelques jours avant l’arrêt décisif de la cour d’appel de Paris le condamnant à rembourser plus de 404 millions d’euros à l’Etat , révèle le journal Le Monde, mardi.

La justice a en effet annulé le 17 février la sentence arbitrale qui réglait le différent entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais, car elle est entachée de soupçons d’escroquerie. Et le 3 décembre, la cour d’appel de Paris a condamné l’homme d’affaire à rembourser la somme versée par l’Etat.Bernard tapie va se pourvoir en cassation mais l’arrêt est exutoire, il devait rembourser l’argent immédiatement.

Une manière de retarder le paiement

Mais les deux sociétés de Bernard Tapie, lui-même en faillite personnelle, sont maintenant sous la protection de la justice. La « procédure de sauvegarde » permet aux entreprises qui ne sont pas en cessation de paiement mais qui rencontrent des difficultés, d’être protégées.

Le Groupe Bernard Tapie (GBT) et Financière et Immobilière Bernard Tapie (FIBT) concernent 1.500 emplois, dont ceux du journal La Provence, dont il possède 20 millions.

« Ce n’est pas une manière de fuir ou d’organiser mon insolvabilité » explique Bernard Tapie au journal Le Monde. C’est même tout le contraire, puisque le tribunal sait tout de mes actifs. J’ai tout mis sur la table » martèle l’ancien patron de l’Olympique de Marseille.

La procédure s’applique jusqu’au 30 mai 2016 et elle est renouvelable au moins une fois. En attendant, l’Etat, via le consortium de réalisation, un organisme chargé d’apurer le passif du Crédit lyonnais, devra passer par un mandataire judiciaire pour exiger le remboursement. Il devra vérifier la légitimité des sommes réclamées par les créanciers et soumettre tout différend à un juge-commissaire.

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