Bernard Tapie
Bernard Tapie © Reuters

Les époux Tapie et leurs sociétés devront bien rembourser les 405 millions d'euros touchés grâce à l'arbitrage présume truqué de 2008. La cour d'appel de Paris a balayé tous les arguments de l'homme d'affaire, qui clame depuis vingt ans qu'il a été floué par son ancienne banque, lors de la revente d'Adidas en 1993.

Pour la cour d'appel de Paris, le Crédit Lyonnais n'a pas été déloyal lors de la vente d'Adidas. La banque n'a pas racheté en sous main le fabricant de chaussures, elle n'a pas non plus cherché à recueillir les fruits du redressement d'Adidas. Le groupe Tapie connaissait parfaitement l'identité des acheteurs et le prix accordé correspondait bien à la valeur réelle de l'entreprise.

La cour d'appel de Paris précise dans son communiqué :

La cour condamne les demandeurs à restituer l'intégralité des sommes qui leur avaient été octroyées par la sentence rétractée.

► ► ► ALLER PLUS LOIN | L'arrêt rendu par la cour d'appel de Paris

L'avocat de l'homme d'affaires avait demandé le 29 septembre dernier entre 516 millions et 1,174 milliard d'euros de réparation pour son client au titre du préjudice matériel, et 50 millions d'euros pour le préjudice moral.

► ► ► REECOUTER | Poker menteur autour d'Adidas

La cour d'appel n'accorde qu'une chose à Bernard Tapie : un euro symbolique au titre du préjudice moral. Cela porte sur un épisode bien précis : quand la banque avait médiatisé la vente de l'hotel particulier de Bernard Tapie rue des Saint-pères, avec visite du public, en 1994.

La cour d'appel de Paris a rejugé le fond de l'affaire après avoir annulé le 17 février la sentence arbitrale désormais soupçonnée d'avoir été une escroquerie.Bernard Tapie peut encore se pourvoir en cassation, mais il pourrait être obligé de payer sans attendre.

► ► ► ALLER PLUS LOIN | Bernard Tapie, l'homme qui voulait un milliard

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.