La devanture de la bijouterie de Sézanne
La devanture de la bijouterie de Sézanne © MAXPPP/Remi WAFFLART/MAXPPP

Après les braquages de Nice et de Sézanne qui se sont soldées par la mort des malfaiteurs, une question se pose alors que la polémique enfle : quelle place pour la légitime défense ? Un non lieu vient d’être demandé pour une affaire similaire.

Pétitions sur Facebook, défilés en soutien aux bijoutiers agressés, vive émotion dans les communes : les affaires de braquages qui ont mal tourné ces derniers jours posent beaucoup de questions.

Jeudi soir, un bijoutier de Sézanne, au sud de Reims, sort son arme pendant que son établissement se fait braquer. Il tire à quatre reprises. L'enquête doit désormais déterminer s'il a agi "en état de légitime défense ", selon le procureur de Châlons-en-Champagne.

Un non lieu demandé par le parquet dans une affaire similaire

Une autre histoire de braquage mortel prend une autre dimension aujourd’hui. A l'été 2012 à Paris, dans le 7ème arrondissement, un bijoutier avait tué un homme qui le menaçait d'une arme. Il avait été mis en examen pour homicide volontaire, et laissé en liberté, sous contrôle judiciaire.

Le parquet de Paris a demandé un non lieu contre cet homme, estimant que la légitime défense ne fait pas de doute. C'est le juge d'instruction qui décidera ou non de renvoyer l'homme devant un tribunal.

En attendant, c'est un soulagement pour cet homme de 61 ans et une décision normale pour son avocat Laurent-Franck Liénard. Il répond au micro de Corinne Audouin.

Pour que la légitime défense soit reconnue, il faut que l’affaire soit carrée : une riposte vraiment proportionnelle, vraiment justifiée, vraiment nécessaire. (Me Laurent-Franck Liénard)

Le code pénal encadre précisément l'usage de la légitime défense par le citoyen. Il doit y avoir une menace réelle, sur la personne, et non sur les biens et une proportionnalité entre la menace et la réponse.

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