Le quai a été entièrement refait
Le quai a été entièrement refait © maxppp

Les causes de l'accident de train de Brétigny-sur-Orge ne sont pas encore claires. Mais aujourd'hui, un an jour pour jour après ce drame, les autorités et les familles de victimes ont rendu hommage aux voyageurs morts le 12 juillet 2013.

Un an après le terrible accident de Brétigny, des cérémonies ont lieu ce samedi en hommage aux sept morts et aux dizaines de blessés. Parmi les personnes présentes lors de cet hommage, des victimes "en colère" contre la SNCF dont la responsabilité a été pointée par un rapport rendu public en début de semaine.

Depuis, des travaux ont été réalisés à hauteur de 1,5 million

Le 12 juillet 2013, un train avait déraillé dans la gare de cette petite ville d'île- de-France, provoquant l'accident ferroviaire le plus meurtrier depuis 20 ans en France. Depuis, des travaux ont été réalisés à hauteur de 1,5 million d'euros et désormais le quai et l'abri, totalement détruits il y a un an, sont totalement refaits. "C'était très important, qu'il n'y ait plus de cicatrice physique aujourd'hui", explique Nicolas Meary, le maire de la ville (UDI). Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, était également présent lors de cette cérémonie.

"Revenir sur les lieux même du drame est trop difficile"

Des victimes et leurs familles se sont par ailleurs réunies, en privé, dans un gymnase. "Revenir sur les lieux même du drame est trop difficile", raconte Thierry Gomès, qui a perdu ses deux parents, fauchés sur le quai, au cours de l'accident. En effet, le train qui abordait la gare de Brétigny, a déraillé à 137 km/h. Deux voitures se sont alors retrouvées couchées sur les rails et une troisième sur quai où de nombreux voyageurs attendaient.

Sur le terrain judiciaire, l'enquête se poursuit. Les experts ont donc rendu leur rapport lundi dernier. Ils parviennent à des conclusions "sévères" à l'encontre de la SNCF et ils excluent "formellement" tout acte de malveillance. En revanche, ils mettent en cause "l'état de délabrement" du réseau à l'endroit de l'accident et un "déficit" de maintenance.

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