Onze ans après la mort des cinq marins du Bugaled Breizh, une audience considérée comme celle "de la dernière chance" s'ouvre ce matin à Rennes afin de contester le non-lieu prononcé l'an dernier sur le naufrage du chalutier breton en 2004.

L'audience est prévue à huis clos, les parties civiles ont demandé qu'elle soit publique :

Les précisions sur place de Valérie Le Nigen

Les enjeux du procès

Le procès du Bugaled Breizh
Le procès du Bugaled Breizh © REUTERS/Stephane Mahe / REUTERS/Stephane Mahe

Depuis onze ans, les familles des cinq marins disparus soupçonnent un sous-marin nucléaire d'être à l'origine du naufrage. La justice a d'abord estimé que leur hypothèse était la plus sérieuse avant que l'instruction ne soit délocalisée à Nantes.

Aujourd'hui, selon les familles et les experts : deux pistes sont encore intéressantes : le sous-marin britannique, le Turbulent. Et un sous-marin américain qui n'aurait pas du se trouver là.

Les parties civiles demandent en appel la poursuite des investigations. C'est sans doute l'audience de la dernière chance. Ensuite, il sera techniquement possible de saisir la Cour de cassation et la Cour européenne des droits de l'Homme. En pratique, ces recours ont peu de chance d'aboutir.

L'avocat général lui-même a demandé la confirmation du non-lieu.

L'instruction close en juillet s'est heurtée à plusieurs reprises au secret Défense. La nomination en 2012 de Jean-Yves Le Drian au ministère de la Défense avait soulevé de grands espoirs chez les proches. Sn 2013, le ministre de la Défense avait lâché "les Anglais n'ont pas tout dit..." Depuis Jean Yves Le Drian s'en tient à indiquer que l'engagement de l'État dans l'accident n'a pu être démontré.

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