les experts écartent la thèse du sous-marin dans le naufrage du bugaled breizh
les experts écartent la thèse du sous-marin dans le naufrage du bugaled breizh © reuters

Dix ans après le naufrage du chalutier breton Bugaled Breizh au large des côtes britanniques, les juges d'instruction nantais ont conclu leur enquête pour "homicides involontaires" par un non-lieu.

Les magistrats ont estimé qu'ils n'avaient aucun élément pour connaître l'origine de l'accident du 15 janvier 2004, dans lequel cinq marins étaient morts noyés.L'un des avocats des parties civiles, Me Dominique Tricaud, a annoncé qu'il ferait appel de cette décision devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes :

Alors qu'il était acquis il y a encore six ans qu'un sous-marin était impliqué, mais sans que l'on sache duquel il s'agissait, affirmer aujourd'hui que l'accident pourrait être dû à une erreur de pêche est une insulte aux victimes.

Les familles de victimes sont convaincues que le Bugaled Breizh a été coulé par un sous-marin lors d'un exercice militaire international. Si les parties civiles n'obtenaient pas gain de cause en appel, la procédure pourrait être relancée en Grande-Bretagne, où toute enquête était gelée du fait de l'instruction française, a souligné Dominique Tricaud.

La piste du "Turbulent" écartée

En janvier 2013, le parquet de Nantes avait fait savoir que les traces de titane retrouvées sur les câbles du Bugaled Breizh n'étaient "pas significatives de l'implication d'un sous-marin". "En dehors de deux sous-marins russes conçus dans les années 60, le revêtement extérieur des sous-marins est exempt de toute forme de titane, lequel n'entre qu'en très faible proportion dans les sous-couches de peinture", avait-t-il indiqué.

Un expert avait également écarté en 2012 l'implication d'un sous-marin britannique, le Turbulent, alors que les familles de victimes réclamaient la mise en examen de son commandant pour "homicide involontaire" sur la foi d'indices "graves et concordants".

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