Patrick de Carolis et Nicolas Sarkozy
Patrick de Carolis et Nicolas Sarkozy © Reuters / Charles Platiau

Y'a-t-il eu favoritisme à la tête de la télévision publique ? Patrick de Carolis a été mis en examen par le juge Renaud Van Ruymbeke, pour une série de contrats signés entre 2008 et 2012 entre France Télévisions et la société de communication Bygmalion.

Le créateur de l'émission des "Racines et des ailes" va donc devoir s'expliquer devant la justice. Dans le colimateur du juge : 1.200.000 euros de contrats signés entre 2008 et 2012 avec Bygmalion, la même entreprise qui fait l'objet d'une enquête préliminaire pour d'éventuelles surfacturations à l'UMP.

Au coeur de Bygmalion, il y a Bastien Millot, qui a longtemps travaillé avec Jean-François Copé. En 2005, il est recruté à France Télévisions comme directeur délégué de la stratégie, et devient ainsi numéro 3 du groupe audiovisuel public.

Il le quitte en 2008, pour créer Bygmalion. Le problème, c'est que presque aussitôt, il remporte des contrats avec son ancien employeur. D'après le Point, il décroche même ses premiers contrats alors qu'il est en congé sabbatique ou en congé pour création d'entreprise.

Patrick de Carolis dit ne jamais être intervenu

Dans l'enquête ouverte pour favoritisme, plusieurs mises en examen. D'abord celle de Bastien Millot, mais aussi de l'ancien PDG Patrick de Carolis, et de Camille Pascal, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, qui fut auparavant secrétaire général de France Télévisions.Dans un communiqué, Patrick de Carolis souligne d'ailleurs que les contrats visés ont été signés par le secrétariat général, et que lui-même n'est pas intervenu. Camille Pascal, au contraire, a expliqué au juge qu'il avait agi sur commande.Tous deux assurent que leur mise en examen ne tient pas la route.

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