Jérôme Cahuzac ne veut pas répondre et se cache derrière l'enquête en cours. Auditionné par des parlementaires d'une commission d'enquête de l'Assemblée, l'ancien ministre du Budget reste évasif sur son compte en Suisse. Extraits de l'entretien.

Quand le président de la commission, Charles de Courson lui demande :

Avez-vous, oui ou non, un compte à la compagnie financière Reyl dans la période sous revue, c'est-à-dire entre 2006 et 2012 ?

Jérôme Cahuzac lui répond :

Monsieur le président, j'espère qu'à votre tour vous comprendrez que je ne peux pas répondre à votre question. La question que vous me posez, je suis au regret de vous dire qu'elle me semble empiéter non pas aux frontières mais pleinement sur l'information judiciaire en cours et je ne peux pas vous répondre.

Charles de Courson :

Le compte (...) a été transféré dans une filiale à Singapour dans le même établissement bancaire. Est-ce que vous pourriez nous préciser à quelle date vous l'avez transféré à Singapour ?

Jérôme Cahuzac :

Je suis contraint de vous faire la même réponse, M. le président. Je ne peux pas vous répondre.

En revanche, l'ancien ministre a avoué être une victime de lui-même :

Si je suis une victime, je suis une victime de moi-même. Et de personne d'autre.

L'audition résumée par Benoît Collombat

__

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.