La troisième demande aura donc été la bonne. Après deux refus, le tribunal de Tokyo a donc accepté ce mardi la remise en liberté sous caution de l'ex-pdg de Renault Nissan, Carlos Ghosn.

Le tribunal de Tokyo a annoncé mardi qu'il acceptait la mise en liberté sous caution de l'ancien PDG des constructeurs automobiles Nissan et Renault.
Le tribunal de Tokyo a annoncé mardi qu'il acceptait la mise en liberté sous caution de l'ancien PDG des constructeurs automobiles Nissan et Renault. © AFP / ERIC PIERMONT

Le tribunal de Tokyo a annoncé mardi qu'il acceptait la mise en liberté sous caution de l'ancien PDG des constructeurs automobiles Nissan et Renault Carlos Ghosn. Il s'agit d'une surprise qui pourrait permettre à l'ancien patron incarcéré depuis plus de trois mois, de sortir de prison dès mardi, à moins que le bureau du procureur ne l'arrête à nouveau sur de nouveaux chefs d'accusation. Il est aussi possible qu'un appel inverse la décision. 

Le montant de la caution a été fixé à 8 millions d'euros. Le tribunal a estimé que le risque de fuite ou d'altération de preuves est faible. Pourtant, la justice a assorti son choix de conditions restrictives : obligation de résider au Japon, interdiction de quitter le pays même pour un bref séjour et dispositions pour éviter sa fuite et la destruction de preuves.  

Il s'agissait de la troisième demande de mise en liberté sous caution, les deux premières ayant été rejetées. La veille, son nouvel avocat avait donné une conférence de presse, Junichiro Hironaka, surnommé "l'innocenteur" pour avoir obtenu nombre d'acquittements d'inculpés de haute volée. L'avocat avait présenté sa requête comme "convaincante", précisant qu'il proposait que M. Ghosn soit placé sous la surveillance de caméras. Il avait aussi proposé qu'il soit contraint d'utiliser des moyens limités de communication vers l'extérieur. 

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