En fuite du Japon pour des accusations de fraude fiscale, l'ancien patron de Renault est aussi mis en cause pour deux fêtes particulièrement grandiloquentes au château de Versailles. Il s'en défend au micro de Léa Salamé.

Carlos Ghosn à Beyrouth le 8 janvier 2019
Carlos Ghosn à Beyrouth le 8 janvier 2019 © Radio France

L'ancien patron de l'Alliance Renault-Nissan réfute avoir perdu le sens des responsabilités.

"Cela se serait vu sur les résultats de l'entreprise !". "Est-ce que j'ai eu tort de me trop disperser ? Oui, peut-être que je me suis  trop sacrifié, j'aurais peut-être dû sauvegarder un peu plus ma vie  personnelle. En tous cas, ce que je regrette, c'est d'être parti pour un  mandat supplémentaire en juin 2018".

Interrogé sur les deux fêtes organisées à Versailles, Carlos Ghosn se défend : "C'est pas du tout mon style, les fêtes fastueuses". Concernant celle organisée pour les 15 ans de l'Alliance, il explique : 

"Versailles, c'était pas Louis XIV pour moi. C'était le génie français, le rayonnement de la France, l'endroit le plus visité par les étrangers."

"Je ne le conseille à aucun patron français"

Quant à la seconde fête, organisée pour les 50 ans de sa femme, "si c'était à refaire, je ne le referais pas", concède Carlos Ghosn. "Je ne conseille à aucun patron français de faire des grandes célébrations dans des endroits publics !"

"Un patron d'entreprise, il faut d'abord qu'il ait des résultats", poursuit-il. "Si  vous avez un patron qui vous offre une très grande austérité, c'est  très bien. Mais ce que vous ne pouvez pas avoir, c'est un patron très austère, qui fait attention à tout, avec une entreprise avec des résultats en train de se dégrader. Un chef d'entreprise, il est fait essentiellement pour faire progresser son entreprise".

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.