Dernier jour du procès dit du Carlton de Lille, avec la fin des plaidoiries de la défense. Les autres prévenus tentent d’emboîter le pas à Dominique Strauss-Kahn pour qui la relaxe se profile.

Plusieurs avocats de la défense sont sur le mode : si vous relaxez Dominique Strauss-Kahn, pourquoi pas les autres. « Il faut être logique » lance Karl Vandame l’avocat de Fabrice Paszkowski, en gros s’il n’y a plus d’instigateur des soirées litigieuses, il n’y a plus de « gentil organisateur », rôle attribué à son client par les juges et le parquet. Quant au commissaire Jean-Christophe Lagarde, qui serait « l’agent de sécurité » de ses soirées, son défenseur Olivier Bluche estime que les juges se sont servis de lui comme d’un « marchepied » pour atteindre DSK. La défense poursuit le procès des juges d’instruction : « Ce dossier a été instruit par détestation pour les prévenus parce qu’ils sont francs-maçons, détestation de leurs opinions politiques, de leurs pratiques sexuelles. » assène Olivier Bluche.

Pour Eric Dupond-Moretti, l’avocat de David Roquet, les juges se sont permis de dire ce qu’est « la norme », ce qu’est « le sexe acceptable ». Dans cette « bande de copains », peut importe qui recrute une fille, qui l’emmène en voiture ou en train, explique Me Dupond-Moretti, tous participent aux ébats, donc ils des clients, pas des proxénètes. Et pour la défense des amis de DSK, et avant que le parlement n’en décide peut-être autrement, la justice n’a pas à pénaliser les clients.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.