La découverte du corps de la petite Adelaïde a provoqué l’émoi. La révélation de l’infanticide reconnu par Fabienne Kabou encore plus.

Un enquêteur témoigne au procès Kabou
Un enquêteur témoigne au procès Kabou © Radio France / Hakim Akhenak/ ESA

Parce qu’il est question d’un enfant. Comme on en a tous, ou presque, dans notre entourage. D’ailleurs depuis deux jours, la plupart des témoins qui défilent à la barre y invoquent leur statut de “père de famille”.

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Il y a l’hôtelier de Berck-sur-mer, père de quatre enfants, se dit “intrigué” de voir sortir son unique cliente avec sa fille ce soir de novembre, alors que ses propres enfants sont couchés. Le lendemain, Fabienne Kabou quitte son hôtel, seule.

Il y a le pêcheur de crevette qui aperçoit “quelque chose sur la plage. J’ai cru que c’était un phoque. Je l’ai retourné, j’ai vu que c’était un bébé. Ca a été dur parce que j’avais un petit-fils du même âge.”

Un témoin à la barre au proccès Kabou
Un témoin à la barre au proccès Kabou © Radio France / Hakim Akhenak/ ESA

Il y a l’officier de police judiciaire, de permanence ce matin-là : “c’est l’endroit où j’allais jouer quand j’étais plus jeune. Je vois un corps sur le dos, un petit corps. Je suis papa donc je l’estime à pas très vieux … Cette petite fille a des incisives qui sortent : quatre en haut, deux en bas. Si je me souviens de ma fille, ça donne des éléments sur l’âge."

Il y a le policier qui interpelle Fabienne Kabou à son domicile. Il se souvient de l’atelier de Saint-Mandé : “ça ne ressemblait pas à un lieu pour élever un enfant. En tant que père de famille, ça m’a marqué.”

Et c’est là un des grands dangers qui guette la défense. L’identification. Celui, pour les jurés, de se dire que cet enfant, abandonné à la marée montante, aurait pu être le leur. Avec toute l’émotion que cela suscite.

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