Le roi du Maroc aurait été victime de chantage
Le roi du Maroc aurait été victime de chantage © MaxPPP

Les deux journalistes français soupçonnés d'avoir réclamé de l'argent afin de ne pas publier un livre à charge contre le roi du Maroc ont été mis en examen pour chantage et extorsion de fonds dans la nuit de vendredi à samedi.

Nouvelles révélations dans cette affaire ce dimanche avec les informations de l'hebdomadaire le JDD qui a obtenu l'enregistrement de la conversation entre les deux journalistes et l'avocat du roi du Maroc. Par ailleurs, dans une lettre que s'est procurée le Journal du dimanche, les deux journalistes s'engagent à"ne plus rien écrire"sur le roi du Maroc, en contrepartie du versement de la somme de deux millions d'euros". Ils réclament par ailleurs une avance. L'avocat leur aurait alors remis une enveloppe de 40.000 euros chacun. C’est à ce moment que la journaliste aurait rédigé un accord.

Ce samedi dans l’après-midi, le journaliste Éric Laurent a concédé avoir cherché un "accord financier" avec le Maroc autour de son livre. En revanche, il a réfuté tout chantage ou extorsion de fonds, dénonçant au contraire un "traquenard" et une "manipulation" de Rabat.

Éric Laurent reconnaît et assume, pour des raisons qui tiennent à un contexte personnel difficile, avoir consenti à rechercher un accord financier, dans des conditions totalement étrangères à un chantage ou une extorsion de fonds", a déclaré son avocat, Me William Bourdon.

Eric Laurent et Catherine Graciet sont accusés d'avoir empoché de l'argent extorqué. Ils étaient en garde à vue depuis jeudi après-midi. Ils sont désormais placés sous contrôle judiciaire. Le parquet avait ouvert mercredi une information judiciaire pour tentative d'extorsion de fonds et tentative de chantage.

Demander "des choses importantes"

Eric Dupont-Moretti, l'un des avocats du Maroc, a expliqué que l'un des journalistes avait contacté le palais royal le 23 juillet dernier pour annoncer la rédaction d'un livre et demander "des choses importantes ".

Au cours d'une rencontre avec un représentant du roi, il aurait demandé trois millions d'euros pour ne pas publier son ouvrage. Le souverain chérifien a alors déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris.

Ils ont été attirés dans un traquenard, Me Eric Moutet, l'avocat de Catherine Graciet

Lors d'une nouvelle rencontre jeudi à Paris sous le contrôle de la police et du parquet français pour piéger le journaliste et son co-auteur, ces derniers ont accepté de l'argent et signé un contrat, a affirmé l'avocat du roi du Maroc.

De son côté, Me Eric Moutet, l'avocat de Catherine Graciet assure que sa cliente n'a rien empoché :

Une thèse que conteste vivement l'avocat du Maroc, Maître Dupont-Moretti au micro de Géraldine Hallot :

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