Difficile de croire qu’il ne s’agit que d’un seul et même homme. Celui que ses célèbres amis saluent en chœur comme un « ami fidèle, un être gentil, calme, un garçon vif, intelligent, drôle »

Et l’être quasi machiavélique que décrit notamment l’un de ses anciens employés de maison : « ce mec était extraordinaire et je voulais même lui ressembler. Mais ensuite, il prenait plaisir à me faire souffrir. Il pouvait m’appeler à 4 heures du matin pour me dire que le dîner était bien. Parfois je devais le regarder travailler pendant des heures. Je me rappelle aussi d’un jour où il m’avait fait nettoyer les escaliers alors qu’ils devaient être détruits le lendemain pour place à ascenseur ».

« C’est totalement faux », s’énerve François-Marie Banier à la barre. Lui qui a débuté son audition très calmement. Sûr de lui, parfois trop. Drôle, parfois moins. Voilà qu’il s’impatiente, s’agace : « ce sont des cafardages et des mensonges absolus de ces personnes de maison. Je ne travaille pas en public, c’est impossible. Je suis directement avec les gens que je photographie, directement avec ma toile. »

Car François-Marie Banier « travaille beaucoup ». Ses amis le disent. Lui le répète à l’envi. Et se justifie d’ailleurs ainsi : « je ne peux pas à la fois dominer monsieur et madame Bettencourt, faire mes photographies et dominer un maître d’hôtel alors que j’ai sept personnes qui travaillent chez moi. »

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