C’est par la lecture d’une lettre que Me Huc-Morel, avocat de la fille et des petits-enfants de Liliane Bettencourt, a choisi d’entamer sa plaidoirie. Une lettre écrite par Françoise Bettencourt-Meyers à sa mère pour lui annoncer le dépôt de sa plainte contre François-Marie Banier. Nous sommes alors le 14 janvier 2008, lit Nicolas Huc-Morel à la barre.

Chère maman

Je ne peux pas faire autrement aujourd’hui que de réagir. Qui ne dit mot consent et je ne peux ni ne veux consentir à l’idée que ces valeurs puissent être bafouées. Il y a une limite au-delà de laquelle l’indécence n’est pas tolérable. Je n’oublie pas ce que papa a enduré en son for intérieur, me confiant dernièrement son inquiétude face à des comportements intolérables. Celui qui se prétend ton ami se plait à dénigrer chacun de nous. N’as-tu pas réalisé le chagrin que j’ai eu lors de ma dernière grosse opération, lorsque j’ai appris que tu avais été entraînée à Marrakech pour la journée ? Ton absence ce jour là ne te ressemble pas parce que, je le sais, ce n’est pas toi. Après cela il m’est apparu que je devais déposer plainte. Je ne voudrais pas que mes enfants, tes petits enfants puissent me dire un jour : « pourquoi n’as-tu pas réagi ? ». Ta fille qui t’aime et parce qu’elle t’aime, je t’embrasse de tout mon cœur.

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