Christiane Taubira se défend d'avoir menti
Christiane Taubira se défend d'avoir menti © capture écran

Alors que Jean-François Copé et plusieurs députés de l’UMP demandent la démission de Christiane Taubira accusée d’avoir "menti" en affirmant ignorer les écoutes visant Nicolas Sarkozy, la Garde des Sceaux a répondu mercredi matin lors d’un point de presse à l’Elysée qui a suivi le conseil des ministres.

"Non, je n'ai pas menti", a déclaré la ministre de la Justice, ajoutant qu'elle ne démissionnerait pas, comme le réclame le président de l'UMP. Christiane Taubira a assuré qu'elle ne disposait pas d'informations précises sur les écoutes, ni concernant leur contenu, ni sur leur durée.

Répondant à la question d’un journaliste, la garde des Sceaux a affirmé qu'elle n'avait pas informé le président de l'existence des écoutes.

Des documents accablants pour Nicolas Sarkozy ?

La ministre de la justice a brandi deux notes de synthèse de ces écoutes. Selon le Monde, la première émane de la procureure nationale financière, Eliane Houlette, adressée au procureur général de Paris. L'autre d'un représentant de ce dernier à la Garde des Sceaux.

Ces quatre pages de synthèse sont potentiellement gênantes pour Nicolas Sarkozy. Explications de Nathalie Hernandez

Quelques minutes après, Jean-Marc Ayrault répondant à des journalistes dans la cours de l'Elysée a déclaré que Christiane Taubira avait sa place au gouvernement. "Ce qui n'a pas sa place, c'est la rumeur, c'est la désinformation, c'est le dénigrement, en particulier le dénigrement de la justice qui travaille en toute indépendance dans notre pays, que cela gêne ou ne gêne pas. Il n'y a pas de problème, il faut que la justice passe et elle passera".

Jean-Marc Ayrault a volé au secours de Christiane Taubira

Car le paradoxe dans cette affaire, c'est que le gouvernement se retrouve en position d'accusé alors que les affaires concernent la droite. L'UMP continue donc de ne pas relâcher la pression sur les déclarations jugées contradictoires entre Jean-Marc Ayrault et Christiane Taubira.

"S'il est confirmé qu'elle a menti, cela pose un problème", explique le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé

L'ex-président était écouté depuis six mois

Les juges ont placé deux téléphones utilisés par Nicolas Sarkozy sur écoute les 3 et 19 septembre 2013, sur ordonnance des juges enquêtant sur les accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a indiqué le parquet national financier.

En revanche, les lignes téléphoniques de son avocat, Me Thierry Herzog, "n'ont jamais été interceptée", a-t-il poursuivi, l'avocat ayant été écouté de manière incidente lors des conversations avec l'ex-chef de l'Etat.

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