Ils sont cinq experts à venir déposer à la barre. Un ORL, deux neurologues, un psychologue …. et Sophie Gromb, professeur de médecine légale, chargée de coordonner l’expertise médicale pluridisciplinaire ordonnée par le juge Gentil.

Pour cela, les experts ont repris le dossier médical de Liliane Bettencourt et rendu à la milliardaire une visite surprise, en juin 2011.Un an plus tard, leur rapport conclut à la vulnérabilité de la vieille dame dès septembre 2006, en raison d’une surdité profonde et de premiers troubles cognitifs. L’entourage de la milliardaire, très hostile à cette expertise, convoque alors plusieurs médecins privés : pour eux, le début des troubles sérieux remonte à fin 2010.

Une querelle de date essentielle dans ce dossier : sans vulnérabilité, il n’y a en effet pas d’abus de faiblesse, et donc pas d’infraction à reprocher à la plupart des mis en examen ; François-Marie Banier, Patrice de Maistre, mais aussi, à l’époque, Nicolas Sarkozy.

C’est alors qu’apparaît LA polémique autour de Sophie Gromb. Deux mois après la mise en examen de l’ancien président, la presse révèle qu’elle était le témoin de mariage de la femme du juge Gentil. Laissant supposer que ce lien d’amitié a pu altérer l’impartialité de son travail. Les avocats de huit mis en examen tenteront, en vain, de faire annuler son expertise.

Il faut dire que le professeur Gromb, qui dirige le service de médecine légale du CHU de Bordeaux, est une experte reconnue. Le médecin ORL qui a co- signé l’expertise, le Pr Faugère, devrait également rappeler à la barre qu’il penchait personnellement pour retenir une date antérieure à 2006, pour fixer le début de la vulnérabilité de la vieille dame. Le soupçon de partialité de l’expertise pourrait tout de même ressurgir à l’audience… C’est en effet l’une des dernières cartouches de la défense.

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