claude guéant dénonce un "scandale d'état"
claude guéant dénonce un "scandale d'état" © reuters

L'ancien secrétaire général de l'Élysée sous la présidence Sarkozy est interrogé sur les fameux sondages commandés à l'époque par le palais présidentiel. Cinq autres responsables ou conseillers de l'Élysée sont aussi en garde à vue.

Parmi eux, Xavier Musca (successeur de Claude Guéant comme secrétaire général) et Emmanuelle Mignon (ancienne directrice de cabinet puis conseillère de Nicolas Sarkozy), selon une source proche du dossier. L'enquête vise des contrats passés entre l'Élysée de Nicolas Sarkozy et neuf instituts de sondages , dont la société de Patrick Buisson (qui n'a pas été placé en garde à vue).

Contrats douteux

Les six anciens responsables élyséens sont interrogés par la Brigade de répression de la délinquance économique. La polémique puis l'enquête sont nées d'un rapport de la Cour des comptes qui épinglait une convention passée en 2007 entre l'Élysée et la société Publifact, pour environ 1,5 millon d'euros, sans avoir respecté les règles de mise en concurrence.

L'enquête, initiée suite à une plainte de l'association Anticor, a depuis été étendue à l'ensemble des contrats de sondages ou de conseils conclus durant le quinquennat Sarkozy.

C'est la deuxième garde à vue de l'année pour Claude Guéant, déjà mis en examen en mars pour "blanchiment de fraude fiscale en bande organisée", "faux et usage de faux" dans le cadre d'une toute autre enquête : celle sur le possible financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

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