un collision routière dans l'Aube dait six morts dont 5 enfants
un collision routière dans l'Aube dait six morts dont 5 enfants © MaxPPP/L’Est éclair/Jérôme Bruley

L'autopsie du conducteur du minibus révèle un faible taux de glucose. L'hypothèse de l'hypoglycémie est avancée par le procureur de Troyes. Il dément les rumeurs selon lesquelles l'animateur observait le jeûne du Ramadan.

On en sait un peu plus sur les causes de l'accident de la route qui a fait 6 morts mardi 22 juillet près de Troyes dans l'Aube. Un minibus transportant sept enfants et deux adultes originaires de Nangis en Seine-et-Marne avait percuté un poids lourd sur la départementale 619. L'autopsie du conducteur du minibus a révélé un faible taux de glucose, ce "qui aurait pu induire un malaise hypoglycémique et ainsi expliquer la perte de contrôle", affirme le procureur de la République de Troyes, Alex Perrin.

Le conducteur ne faisait pas le Ramadan

Pour l'heure, le parquet parle d'une "hypothèse de travail qui demande à être affinée par des analyses complémentaires". Comment expliquer cette hypoglycémie ? Le jeune de 25 ans, qui accompagnait le groupe, "s'était alimenté très légèrement" lors du pique-nique avec les enfants selon Alex Perrin. Le procureur affirme que le conducteur n'observait pas le jeûne du Ramadan. Pour l'heure, ni l'alcool, ni la vitesse ne sont en cause dans l'accident. Selon l'automobiliste qui se trouvait derrière le minibus, le véhicule se serait déporté progressivement avant de percuter un camion, qui arrivait en face. Il n'aurait pas freiné, ce qui accrédite la thèse de l'évanouissement.

Les explications sur place de notre envoyé spécial Stéphane Pair :

Les rescapés quittent l'hôpital

Les trois rescapés de l'accident, une fillette de 10 ans, un garçon de 14 ans et une animatrice de 21 ans devaient sortir du centre hospitalier de Troyes ce jeudi. Selon les médecins, l'état de santé de ces blessés, encore très troublés, n'inspire "aucune inquiétude". Le dessin sera utilisé par les psychologues qui vont suivre les enfants très "choqués par la disparition des autres enfants" selon Brigitte Brunner, responsable des urgences psychiatriques.

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