La préfète de l'Ariège, Nathalie Marthien, au lendemain du drame.
La préfète de l'Ariège, Nathalie Marthien, au lendemain du drame. © MaxPPP / FLORENT RAOUL

Après le décès le 9 juillet d’un enfant de 8 ans en vacances à Ascou, la préfecture de l’Ariège a assuré ce mardi que non seulement l’eau et mais aussi les aliments étaient hors de cause. La famille conteste.

"Tous les résultats sont négatifs ", a indiqué ce mardi la préfète de l’Ariège, Nathalie Marthien, lors d’une conférence de presse à Foix. Réaction immédiate de la famille : "Le petit est bien mort de quelque chose. Si ce n’est pas l’alimentation, c’est quoi ? ", s’est exclamé la tante du petit Abdelrazak, le garçon décédé.

Si ce n'est pas l'alimentation, c'est quoi ?

"Aujourd’hui, avec les éléments dont je dispose, nous sommes incapables de déterminer les causes du décès du jeune garçon " , a poursuivi la préfète. Les résultats de l’autopsie sont attendus d’ici la mi-août, mais selon les premiers éléments, l’enfant est mort d’une infection digestive aiguë.

L'avocat de la famille dénonce un manque de transparence de ces analyses. Maître Guillaume Bardon, joint par Amaury Baradon.

Le père n'est "pas d'accord"

Le père d’Abdelrazak, originaire de Villeneuve-le-Roi, dans le Val de Marne s’inscrit en faux. "L'eau n'était pas potable, les enfants ont vomi, il y avait des diarrhées ; il y a quelque chose ", a-t-il souligné.

Le 16 juillet, les analyses préliminaires avaient déjà écarté la responsabilité de l’eau. Pourtant, début juillet, l’Agence régionale de la Santé l’avait jugée non-conforme. Les 140 autres enfants de la colonie de vacances avaient été contraints de boire de l’eau en bouteille.

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